La Commission européenne a estimé, jeudi 5 décembre, que le projet allemand visant à renforcer les fonds propres de la banque publique Norddeutsche Landesbank – Girozentrale (NordLB) ne constituait pas une aide d'État. Les mesures comprennent un investissement direct de 2,8 milliards d'euros, ainsi que des investissements destinés à réaliser les changements structurels nécessaires et à réduire la taille de la banque afin qu'elle soit rentable sur le marché.
La Commission estime que les mesures envisagées s'effectueront aux conditions du marché : l'État recevra une rémunération conforme à ce qu'accepterait aussi un opérateur privé dans les mêmes circonstances. La Banque centrale européenne (BCE) a donné son feu vert au projet le 29 novembre 2019.
Pour Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive chargée de la Politique de concurrence, le projet de l'Allemagne vise à garantir que NordLB reste une banque publique stable et rentable, « tout en laissant la porte ouverte à la consolidation future du secteur plus vaste des banques régionales allemandes ».
NordLB est détenue par le land de Basse-Saxe et le land de Saxe-Anhalt et plusieurs banques publiques d'épargne régionales. Début 2019, la banque a enregistré des pertes dans une de ses lignes d'activité (financement de navires). L'Allemagne a notifié à la Commission son intention de recapitaliser NordLB aux conditions du marché. La banque réduit ses effectifs, son bilan et quittera le segment déficitaire des activités maritimes. (Lionel Changeur)