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Bulletin Quotidien Europe N° 12384
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POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

Kadri Simson ne convainc pas les eurodéputés concernant la 4e liste de projets d’intérêt commun

Les réserves de nombreux membres de la commission parlementaire de l’industrie, la recherche et l’énergie (ITRE) concernant la quatrième liste de projets d’intérêt commun (PIC) (EUROPE 12351/11) semblaient toujours bien présentes, jeudi 5 décembre, à l’issue d’un échange de vues avec la nouvelle commissaire européenne à l’Énergie, Kadri Simson.

En cause : le nombre de projets gaziers dans la liste, jugé bien trop important par nombre d’eurodéputés.

Comme Nicolás González Casares (S&D, espagnol), de nombreux eurodéputés craignent que cette liste permette de financer des projets qui, sous prétexte de servir au transport de gaz décarbonés tels que l’hydrogène, se révéleront en fait être des infrastructures qui ne contribuent pas à atteindre l’objectif de neutralité en 2050.

Tentant tant bien que mal de défendre la liste, la commissaire n’a eu de cesse de rappeler que le nombre de projets liés au gaz avait diminué de 53 à 32 par rapport à la liste précédente. En outre, selon elle, le gaz devra jouer un rôle de transition dans les années à venir, afin notamment de garantir la sécurité d’approvisionnement.

Concernant la cinquième liste, Mme Simson a assuré qu’elle veillerait à ce que l’évaluation de la durabilité des projets gaziers candidats soit améliorée significativement. Elle souhaite en outre intégrer davantage de projets de transition énergétique dans le processus des PIC, « en particulier des réseaux intelligents, des projets d’infrastructures CO2, ainsi que des projets plus novateurs ».

Adoptée le 31 octobre 2019 par la Commission européenne, la liste des PIC permet à des projets transfrontaliers clés d’infrastructures dans le secteur de l’énergie de bénéficier d’un certain nombre d’avantages. Étant donné qu’elle est contenue dans un acte délégué, les eurodéputés disposaient initialement de deux mois à partir de la date d’adoption de la liste, c’est-à-dire jusqu’au 31 décembre, pour décider s’ils l’acceptent ou s’ils s’y opposent.

Cependant, vu le caractère controversé de cette liste, la commission ITRE a récemment décidé d’étendre la période d’examen de deux mois supplémentaires. (Damien Genicot)

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