La Commission européenne a assuré, lundi 4 novembre, n'avoir « aucune tolérance » pour les fraudes en matière de subventions de la politique agricole commune (PAC), en réponse à un article du New York Times sur la façon dont certains politiciens en Europe de l'Est touchent des aides agricoles.
« La Commission n'a aucune tolérance pour la fraude aux fonds européens et, en conséquence, insiste sur un engagement clair de tous les États membres pour empêcher la fraude », a déclaré un porte-parole de la Commission.
Une autre porte-parole de l’institution a assuré que l'Office européen de lutte antifraude (OLAF) enquêtait sur ce type d'allégations, tout en précisant que la responsabilité de la bonne gestion des fonds relevait des États membres. « Nous ne sommes pas là pour remplacer les gouvernements nationaux », a affirmé cette porte-parole.
Selon le New York Times, une partie des subventions agricoles de la PAC profite aux « oligarques et mécènes politiques », notamment en Hongrie et en République tchèque. Le journal estime que « les sociétés du Premier ministre tchèque, Andrej Babiš, ont collecté au moins 42 millions de dollars de subventions agricoles l'année dernière » (EUROPE 12267/4). La Commission réalise régulièrement des audits, notamment en République tchèque et en Hongrie, a expliqué le porte-parole de la Commission. (Lionel Changeur)