En 2018, l'UE a conservé sa place de premier bailleur de fonds publics pour soutenir l'action climatique des pays en développement à hauteur de 21,7 milliards €. Ce chiffre figure dans le projet de conclusions qui sera soumis aux ministres européens des Finances, vendredi 8 novembre, en vue de compléter le mandat de négociation de l'UE pour la COP25 (Madrid, 2-13 décembre).
Les grands argentiers devraient ainsi confirmer l'engagement constant de l'UE et de ses États membres à œuvrer à la montée en puissance des ressources publiques et privées à mobiliser pour prendre leur juste part de l'effort collectif requis, au niveau international, pour soutenir les efforts d'adaptation au changement climatique et d'atténuation (réduction des émissions de gaz à effet de serre) des pays en développement.
Les pays développés ont en effet promis de mobiliser à cette fin 100 milliards de dollars par an d'ici à 2020 et jusqu'en 2025, au titre de l'Accord de Paris sur le climat.
Sur les 21,7 milliards €, 2,65 milliards provenaient du budget de l'UE et du Fonds européen de développement et 2,97 milliards de la BEI.
Le langage du texte des conclusions doit encore être affiné par les ambassadeurs nationaux auprès de l'UE, mercredi 6 novembre. Les conclusions, une fois adoptées par le Conseil Ecofin, compléteront le mandat de négociation adopté le 4 octobre par le Conseil Environnement (EUROPE 12342/1). (Aminata Niang)