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Bulletin Quotidien Europe N° 12349
ACTION EXTÉRIEURE / Turquie

Ankara va reconsidérer sa relation avec l’UE

Le ministère des Affaires étrangères turc a fermement dénoncé, dans la soirée du lundi 14 octobre, les décisions des ministres des Affaires étrangères européens lors de leur Conseil, plus tôt dans la journée (EUROPE 12348/1, 12348/2), annonçant que son pays allait reconsidérer ses relations avec l’UE.

« Nous rejetons et condamnons pleinement les appels lancés à l’égard de notre pays et les conclusions adoptées par le Conseil sous le titre 'Syrie du Nord-Est' et 'Forages menés par la Turquie en Méditerranée orientale' », souligne le ministère dans un communiqué.

« Nous reconsidérerons sérieusement notre coopération avec l'UE dans certains domaines, en raison de sa position illégale et partiale », prévient-il.

Le ministère juge « inacceptable » le qualificatif « illégales » pour les activités de recherche et de forage turques, alors qu’elles sont « résolument menées pour protéger nos propres droits et ceux des Chypriotes turcs en Méditerranée orientale ». « Nous poursuivrons résolument nos activités dans le domaine des hydrocarbures avec la République turque de Chypre du Nord (reconnue uniquement par la Turquie) et, si l'UE applique certaines mesures préventives, nous riposterons en conséquence », ajoute-t-il.

Le ministère qualifie aussi « d’inacceptable » l’« approche protectrice (de l’UE) à l’égard d’éléments terroristes face aux menaces et aux attaques contre notre sécurité nationale et contre l’intégrité territoriale de la Syrie et son unité nationale par l’organisation terroriste PYD/YPG ». Selon lui, le silence de l’UE sur « le massacre de dix-huit civils innocents assassinés dans notre pays au cours des deux derniers jours à la suite du terrorisme du PYD/YPG (...) est une manifestation de cette approche erronée ».

« Nous invitons l’UE (…) et les États membres qui soutiennent cette organisation (le PYD/YPG) à l’autocritique et au bon sens sur leurs responsabilités sur le cours des événements d'aujourd'hui. L'UE, avec ses politiques et ses pratiques actuelles, n'a pas le droit de donner des leçons à la Turquie sur la lutte contre Daech », ajoute le ministère. (Camille-Cerise Gessant)

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