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Bulletin Quotidien Europe N° 12238
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / CybersÉcuritÉ

Les institutions de l'UE surveillent de près l'intégrité des élections européennes

À chaque jour son lot de discussions sur l'intégrité des élections européennes et les cybermenaces. C'était au tour du Parlement européen d'accueillir, mercredi 17 avril à Strasbourg, un débat entre le Parlement, le Conseil et la Commission sur ce sujet de plus en plus présent en vue du scrutin du 26 mai. 

À cette occasion, tous ont réitéré l'importance de lutter contre les tentatives de déstabilisation extérieures, Claude Moraes (S&D, britannique) allant même jusqu'à évoquer un « sentiment d'urgence ». Danuta Hübner (PPE, polonaise) a même suggéré d'« amender le règlement sur le statut et le financement des partis européens en vue de protéger les élections de campagnes de désinformation basées sur une mauvaise utilisation des données personnelles des électeurs ». 

La secrétaire d'État roumaine aux Affaires européennes, Melania-Gabriela Ciot, a, quant à elle, réitéré l'engagement de la Présidence roumaine sur cette question, d'autant – a-t-elle rappelé – que plus de 50 élections doivent avoir lieu en Europe d'ici 2020. 

Du côté de la Commission européenne, l'exercice s'est une nouvelle fois apparenté à un catalogue d'initiatives sur la table, évoquant notamment le code de bonnes pratiques en matière de lutte contre la désinformation ou encore le système d'alerte rapide pour dépister plus rapidement les campagnes de désinformation. Elle a aussi fait savoir que les équipes de sécurité informatique des États membres prévoyaient de se réunir à la mi-mai pour un test à la veille des élections. 

« Mais notre engagement ne va pas prendre fin après les élections », a déclaré le commissaire Julian King devant les députés.  « Il y aura une évaluation au Conseil européen de juin, sur la base d'un rapport de la Présidence roumaine, de la Commission et de la Haute Représentante Mogherini. Et il y aura une révision du code de bonnes pratiques plus tard dans l'année, où nous évaluerons le besoin de renforcer la transparence ». 

Facebook : une réunion est prévue

La situation de Facebook, qui a récemment décidé d'interdire les campagnes des partis politiques dans les pays où ceux-ci n'ont pas de représentants, au grand dam des partis européens, a également été évoquée. « On en a discuté en conférence des présidents la semaine passée. Les 3 institutions ont écrit à Facebook en exprimant nos inquiétudes et en demandant de reconsidérer sa décision », a poursuivi le commissaire King, indiquant, sans plus de précision, qu'une rencontre était prévue. (Sophie Petitjean)

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