Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le Premier ministre arménien, Nikol Pashinyan, ont appelé, mardi 5 mars à Bruxelles, au lancement du dialogue sur la libéralisation des visas pour l’Arménie « aussi vite que possible ».
Devant la presse, M. Juncker a expliqué que toutes les conditions techniques étaient remplies et qu’il allait engager un dialogue avec les États membres les plus réticents, qui doivent donner leur accord pour le lancement d'un tel dialogue. Les accords de facilitation des visas et de réadmission sont en vigueur depuis 2014.
Le Premier ministre arménien a également demandé aux États membres de l’UE d’accélérer le pas pour la ratification de l’accord de partenariat renforcé et global UE-Arménie, signé en novembre 2017 (EUROPE 11912). Une partie de l’accord est déjà mise en œuvre à titre provisoire.
Et si M. Pashinyan a longuement expliqué tous les efforts de réformes en cours dans son pays et que « la démocratie n’[était] plus en danger en Arménie », M. Juncker a insisté sur la nécessité de travailler sur la lutte contre la corruption et la réforme judiciaire.
Le président de la Commission a aussi salué le fait que le Premier ministre arménien ait mis les réformes internes et la coopération avec l’UE au cœur de son agenda. Plus tôt dans la journée, lors d’un point presse avec le président du Conseil européen, Donald Tusk, M. Pashinyan avait souligné la « détermination » de son pays à renforcer le partenariat avec l’UE.
Il a également salué la position « équilibrée » de l’UE concernant la situation au Haut-Karabakh. M. Tusk s’est dit, lui, encouragé par les récents contacts entre les présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan et salué la baisse actuelle des tensions. (Camille-Cerise Gessant)