La vice-présidente du PPE, Françoise Grossetête (française) et plusieurs chefs de délégations nationales du PPE, ont adressé, mardi 5 mars, une lettre au président du Parlement européen, Antonio Tajani (PPE, italien), lui demandant de mettre à l’agenda de la prochaine session plénière du PE, qui se tiendra du 11 au 14 mars, un vote sur les aspects sociaux et de marché du premier paquet ‘mobilité’ (détachement des chauffeurs, temps de repos et de conduite, tachygraphe, cabotage, accès au marché).
Les députés signataires de cette missive représentent les délégations allemande, espagnole, française, italienne, luxembourgeoise, slovaque et tchèque.
Ils adressent une telle demande se disant confiants dans le fait qu’« il y a une majorité en faveur des textes proposés » par certains coordinateurs de la commission ‘transports’ du PE, faisant référence aux propositions présentées par Ismail Ertug (S&D, allemand), Merja Kyllönen (GUE/NGL, finlandaise) et Pavel Telička (ADLE, tchèque) le 28 février dernier et détaillées dans nos colonnes (EUROPE 12204).
Surtout, ce courrier a été envoyé à deux jours d’une réunion cruciale de la Conférence des présidents des groupes politiques du PE, qui devront décider de la suite procédurale à donner à ces questions (EUROPE 12194, 12189). Des incertitudes entourent cette réunion sur la question de savoir si les chefs des groupes décideront ou non de faire voter ces trois dossiers extrêmement sensibles lors de la prochaine session plénière du PE. (Lucas Tripoteau)