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Bulletin Quotidien Europe N° 12207
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INSTITUTIONNEL / Ppe

M. Weber fixe trois conditions pour que le parti hongrois Fidesz de M. Orbán reste membre de la famille chrétienne-démocrate

Le président du groupe PPE au Parlement européen, l’Allemand Manfred Weber, a fixé, mardi 5 mars, trois conditions claires au Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, à remplir d’ici à la fin du mois de mars pour que son parti, Fidesz, puisse se maintenir au sein du parti PPE, alors que sa famille politique a entamé une procédure d'exclusion ou de suspension du parti hongrois (EUROPE 12205). 

Dans une interview accordée au quotidien allemand Bild, M. Weber appelle M. Orbán à « stopper immédiatement et de manière permanente ses campagnes ‘anti-Bruxelles’ ». Il lui demande aussi de s’« excuser auprès des autres partis membres du PPE » et de garantir l’existence sur le sol hongrois de l’Université d’Europe centrale, qui a dû déménager une partie de ses cursus à Vienne. 

Le président du Parti populaire européen (PPE), Joseph Daul, a confirmé de son côté, dans une interview au journal allemand Die Welt, que la procédure d’exclusion du Fidesz de Viktor Orbán de sa famille politique était lancée. 

Selon le Français, Viktor Orbán a « dépassé les lignes rouges ». Le PPE est une grande famille qui « peut avoir des différences », mais « il y a une limite », a dit le président du PPE. La veille, il avait confirmé à l’AFP avoir reçu les lettres de 12 partis membres du PPE issus de 9 pays. 

« Douze partis membres du PPE de neuf pays ont demandé l'exclusion ou la suspension du Fidesz. C'est la question qui sera discutée lors de l'assemblée politique du 20 mars. La décision appartient à tous les membres du PPE et je ne peux pas anticiper quelle sera l'issue de la discussion », avait-il expliqué à l’AFP. « Lors de la réunion du 20 mars, nous allons discuter de la situation du Fidesz. Nous devons aussi offrir au Fidesz la possibilité de s'exprimer », le Français ajoutant que « seule l'Assemblée politique peut exclure ou suspendre un parti membre. Nous ne pouvons pas anticiper la décision de l'Assemblée politique ». 

Les douze partis nationaux ayant demandé de sanctionner le Fidesz sont le cdH et le CD&V (Belgique), Kokoomus (Finlande), Nea Dimokratia (Grèce), le TS-LKD (Lituanie), la CSV (Luxembourg), Høyre (Norvège), le CDA (Pays-Bas), le CDS-PP et le PSD (Portugal), Kristdemokraterna et Moderaterna (Suède). (Solenn Paulic)

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