L'UE a engagé plus de 141 millions d’euros pour lutter contre les causes profondes de la migration irrégulière de ressortissants de la région du Sahel et du bassin du lac Tchad, a annoncé la Commission européenne mardi 20 novembre.
Ce montant, prélevé sur le Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, financera 5 nouveaux programmes approuvés le même jour par l'institution.
Deux programmes visent à renforcer la stabilité dans les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Tchad, Mali, Mauritanie et Niger) : 70 millions € pour accroître l’accès aux services sociaux et 5 millions pour mettre en œuvre la deuxième phase du programme 'Voix de jeunes au Sahel' afin d'assurer la participation des jeunes à l'élaboration et la mise en œuvre des politiques sociale et de développement.
Le reste se répartit comme suit : - Niger : 7,6 millions € pour la protection des migrants, l'appui aux communautés d'accueil des réfugiés et 10 millions € d'appui à la justice, la sécurité et la gestion des frontières ; - Sénégal : 9 millions € pour la lutte contre les réseaux criminels de passeurs ; - Côte d’Ivoire : 30 millions € pour améliorer l'accès aux services publics et faciliter le retour volontaire et la réintégration des migrants ; - 12 millions € au titre de la facilité de coopération technique pour l'ensemble de la région. Cette décision porte à 91 le nombre de programmes adoptés depuis décembre 2015 pour le Sahel/lac Tchad (1,7 milliard €). (Aminata Niang)