Quelques heures après le départ des négociateurs sud-américains, Matthias Jørgensen, négociateur pour la Commission européenne, a informé les députés sur l’état d’avancement des négociations commerciales avec le Mercosur, mardi 20 novembre au Parlement européen.
Après dix jours de négociations « intenses » qui ont permis la couverture de tous les sujets aux niveaux technique et politique, des progrès ont été enregistrés, mais de manière très inégale.
Des progrès ont été enregistrés sur les règles d’origines, notamment les conditions relatives aux navires ('vessel conditions') et les zones économiques exclusives. Le chapitre sur la transparence du texte antifraude est conclu, de même que les chapitres sur le développement durable (sauf sur la question du principe de précaution). De bons progrès ont été accomplis sur l’accès aux marchés publics, sur les subventions ainsi que sur l’annexe 'voitures' et les barrières techniques au commerce.
Les progrès sont plus mitigés sur les entreprises d’État, les droits à l’exportation ('export duties'), et les services.
Quant aux indications géographiques (IG), les négociations sont dans l'impasse en particulier sur certaines IG que l’UE veut absolument protéger. Même chose pour les services maritimes, le paquet 'automobiles' (surtout les règles d’origine pour les voitures et les pièces automobiles), les textiles et les chaussures, ainsi que sur l’accès au marché des produits laitiers, des vins, de l’huile d’olive et des pêches en boîte.
Plusieurs députés craignent que l'élection de M. Bolsonaro à la présidence du Brésil ait un impact négatif sur ces négociations.
Aucune nouvelle date de rendez-vous n’a été fixée. (Hermine Donceel)