La Commission européenne présentera avant le 30 juin 2020 les résultats de son étude de faisabilité concernant l'élimination progressive des amalgames dentaires (les plombages) d'ici à 2030. C'est ce qu'elle a répondu à une question écrite déposée par l'eurodéputé Ivo Belet (PPE, belge) s'inquiétant de certaines alternatives introduites sur le marché européen.
Pour rappel, l'Union européenne a signé en 2013 la convention internationale de Minamata pour réduire l'utilisation du mercure considéré comme un métal lourd hautement toxique. Elle a ensuite adopté, en 2017, un nouveau règlement 2017/852 qui interdit depuis le 1er juillet 2018 les plombages chez les jeunes et les femmes enceintes et prévoit l'interdiction de l'utilisation du mercure en vrac d'ici 2019.
Or, dans sa question écrite, Ivo Belet met en avant les inquiétudes des dentistes selon lesquels les alternatives déjà disponibles « peuvent également contenir des substances nocives et même être cancérigènes ». Dans sa réponse, la Commission européenne ne donne que très peu d'indications. Elle indique seulement qu'elle prépare une étude de faisabilité qui « évaluera notamment la disponibilité, le profil sécurité/risque, les avantages/inconvénients techniques ainsi que les éventuelles limitations dans l'utilisation des substituts (par exemple, les besoins spécifiques des patients), de même que la disponibilité des équipements/techniques requis par les dentistes et la disponibilité des compétences et de la formation requises des dentistes ». (Sophie Petitjean)