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Bulletin Quotidien Europe N° 12129
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ACTION EXTÉRIEURE / Syrie

Les États Unis saluent les résultats du sommet d’Istanbul

Le représentant spécial américain pour le conflit syrien, James Jeffrey, a salué, mardi 30 octobre, « les grands pas en avant » obtenus lors du sommet d’Istanbul qui a réuni, le 27 octobre, la chancelière allemande et les présidents français, russe et turc (EUROPE 12127). 

« Nous sommes très contents des résultats », a-t-il expliqué à un petit groupe de journalistes dont EUROPE. Selon lui, les conclusions du sommet incitant à préserver le cessez-le-feu, à avancer vers une solution politique et à mettre en place, d’ici la fin de l’année, un comité constitutionnel sont « des grands pas en avant ». Et si les États-Unis n’étaient pas invités au sommet d’Istanbul, selon M. Jeffrey, ils étaient en contact constant avec les Français, les Allemands et les Turcs. « Il est évident que vous ne pouvez rien faire de diplomatique dans le monde sans nous », a-t-il expliqué. 

Le diplomate américain a, en particulier, salué le cessez-le-feu à Idlib, appelant à un arrêt des combats durable et national. « On peut aller d’un cessez-le-feu temporaire à un cessez-le-feu durable et étendu. Lorsque la situation militaire est gelée, nous pouvons avancer dans le processus politique », a-t-il ajouté. 

M. Jeffrey a aussi émis des doutes quant au maintien au pouvoir de Bachar al-Assad, tout en précisant que Washington ne faisait pas de son départ une condition. « Le départ d’Assad n’est pas en soi une condition. Ce dont nous avons besoin, c'est un gouvernement qui n’utilise pas d’armes chimiques ni de barils explosifs, qui arrête de tuer son peuple. Un gouvernement sous lequel les personnes qui ont fui sont enclines à revenir et à servir sous ce gouvernement », a-t-il décrit. Le représentant américain a aussi estimé que « personne ne [voulait] traiter avec ce type [Assad]. Personne au Moyen-Orient, pas seulement la population syrienne. Ils ne veulent pas être gouvernés par un tueur de masse ». 

Les destructeurs doivent reconstruire

Le diplomate a aussi expliqué que les conditions nécessaires pour discuter de la reconstruction du pays n’étaient pas réunies. Selon lui, il est nécessaire d’avoir « essentiellement un processus politique irréversible » et un engagement du régime syrien à autoriser le comité constitutionnel à se former et à travailler avec lui. « La prochaine étape, très importante, sera la tenue d'élections libres et équitables », organisées par l’ONU, a poursuivi M. Jeffrey. « Quand on aura cela et un cessez-le-feu national [...] on pourra avoir une autre discussion à propos de la reconstruction », a-t-il ajouté. 

M. Jeffrey a expliqué qu’il appartenait à ceux qui avaient détruit le pays - sous-entendu, 'mis à part le régime, la Russie et l’Iran' - de le reconstruire. « Nous n'allons pas recoller les morceaux et nous allons faire tout ce que nous pouvons, et croyez-moi, c'est beaucoup, pour que personne d'autre ne le fasse...», a-t-il prévenu. (Camille-Cerise Gessant)

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