Cinq membres actuels du Conseil de sécurité des Nations Unies - France, Pays-Bas, Pologne, Suède et Royaume-Uni - et trois membres anciens et futurs - Italie, Belgique et Allemagne -, ont condamné, mardi 30 octobre, les élections prévues le 11 novembre dans les territoires non contrôlés par le gouvernement en République populaire de Louhansk et en République populaire de Donetsk.
« Si ces 'élections' illégitimes avaient lieu, elles contreviendraient aux engagements pris dans le cadre des accords de Minsk et au droit ukrainien. De telles élections illégales seraient incompatibles avec la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine », ont-ils prévenu dans un communiqué commun.
Les Européens ont donc appelé la communauté internationale « à s'unir pour s'opposer à ces 'élections' illégitimes qui ne peuvent que saper les efforts visant à instaurer la paix dans la région ». « Nous exhortons les séparatistes à abandonner les projets d' 'élections' et appelons la Russie à user de son influence considérable pour empêcher la tenue de ces prétendues 'élections' », ont-ils ajouté.
Selon eux, « seuls des progrès sur le front diplomatique nous mèneront à un point où des élections légitimes et crédibles pourront se tenir dans l'est de l'Ukraine, conformément aux accords de Minsk ». Les huit États membres ont exhorté toutes les parties à s'engager à mettre pleinement en œuvre ces accords, « en commençant par un cessez-le-feu global et le retrait des armes lourdes ». La Russie doit jouer son rôle en mettant fin à son soutien financier et militaire aux séparatistes et en retirant ses forces armées et ses équipements militaires du territoire ukrainien, ont-ils ajouté.
L'UE, via la porte-parole du Service européen pour l'action extérieure, avait déjà condamné, début septembre, l'organisation des élections, quand elles avaient été annoncées (EUROPE 12092). (Camille-Cerise Gessant)