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Bulletin Quotidien Europe N° 12093
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / CohÉsion

Les députés tirent un bilan positif des mesures spécifiques prises pour la Grèce

Les députés européens ont salué, dans un rapport d’initiative adopté (591 voix pour, 71 contre, 19 abstentions) en session plénière, mardi 11 septembre, l’action en 2015 de la Commission européenne en faveur de la Grèce à travers l'introduction d'aménagements spécifiques dans le cadre de la Politique de cohésion. 

Pour rappel, la Commission avait notamment porté à 100 % le cofinancement de l’UE de projets soutenus en Grèce sur la période 2007-2013 et augmenté de 7 % le taux de préfinancement pour 2015 et 2016 (EUROPE 11360), mettant à la disposition de la République hellénique environ deux milliards d’euros additionnels. 

La veille, lors du débat, l’initiative avait été saluée par la majorité des députés. Plusieurs ont rappelé que, sans ces aménagements, nombre de projets de la période précédente n’auraient pu être finalisés. La commissaire à la Politique régionale, Corina Creţu, a ainsi donné pour exemple cinq concessions autoroutières dans le cadre du Réseau transeuropéen de transport (RTE-T), menées à leur terme grâce à l’action de la Commission européenne alors qu’elles menaçaient d’être abandonnées. Globalement, selon le rapport, les fonds structurels et d’investissements auraient permis d'accroître le PIB grec de 2 % en 2015 par rapport à ce qu’il aurait été en l’absence de ces financements. 

Pour autant, les députés insistent sur le caractère spécifique de ces mesures. Ainsi, le rapporteur souligne que la « flexibilité » peut être « encouragée », mais seulement dans « des circonstances exceptionnelles » et tant que le gouvernement s’engage dans des politiques de réformes structurelles adéquates. 

Certaines voix sont venues nuancer l'enthousiasme ambiant. Notis Marias (CRE, grec) a ainsi pointé du doigt le rôle ambivalent de l’Union, qui a imposé des politiques d’austérité justement à l'origine du gel de certains projets. Ce régime d’exception est ainsi, à ses yeux, la conséquence logique de l’action de l’ancienne 'troïka' des créanciers d'Athènes. Le Français Jean-Luc Schaffhauser, au nom du groupe d'extrême droite ENL, a fustigé pour sa part les sommes colossales injectées en Grèce pour un résultat qu'il juge en substance désastreux. 

Le même jour, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, s’est félicité de la sortie de son pays du troisième et dernier plan d’assistance financière (EUROPE 12077) et du retour de la croissance (voir autre nouvelle). (Pascal Hansens)

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