Le stock de créances bancaires douteuses brutes ('non performing loans' ou NPL) dans l'Union européenne ne représentait plus que 3,7 % des actifs bancaires totaux fin 2017 et ce ratio, inférieur à la moyenne mondiale, suggère que « les NPL ne constituent plus un problème spécifiquement européen », selon un rapport établissant une photographie du secteur qu'a publié la Fédération bancaire européenne (FBE), mardi 11 septembre.
Alors que le ratio des NPL a diminué de moitié depuis 2012 pour être ramené à un stock de 832 milliards en 2017, moins d'un quart du stock - une fourchette située entre 150 à 200 milliards d'euros - demeure « problématique », estime le rapport.
Il s'agit de créances bancaires douteuses ne faisant l'objet d'aucune provision ni ne bénéficiant d'actifs agissant en tant que collatéraux et qui figurent au bilan de banques établies dans un pays où le stock de NPL est redevenu faible après un pic post-crise financière (catégorie 2 de la Commission européenne - Autriche, Espagne, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Slovaquie) ou dans un pays où les stocks de NPL demeurent élevés (catégorie 3 - Bulgarie, Chypre, Croatie, Grèce, Irlande, Italie, Malte, Portugal, Roumanie, Slovénie).
En juillet, au Parlement européen, le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, avait indiqué que les prêts bancaires douteux bruts devraient être inférieurs à 5 % avant que le Mécanisme européen de stabilité (MES) ne soit habilité à jouer un rôle de filet de sécurité ('backstop') pour le Fonds de résolution unique (SRF), le bras financier de l'union bancaire en zone euro (EUROPE 12061).
En mars, la Commission européenne avait dévoilé plusieurs mesures pour réduire le stock de NPL dans l'Union européenne (EUROPE 11981).
Le rapport note également que les dépôts bancaires des entreprises et des particuliers, en augmentation de 2,5 %, s'élevaient, fin 2017, à 16 300 milliards d'euros, dont 12 100 dans la zone euro. L'augmentation a été la plus forte pour les entreprises.
Plus d'informations : https://bit.ly/2QlCPzu. (Mathieu Bion)