Dans un avis rendu mercredi 30 mai, le Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM) estime que le chalut électrique a moins d’effets sur les écosystèmes que les chaluts traditionnels. Un avis qui penche du côté des considérations de la Commission européenne, alors que le Parlement européen, au contraire, s’est prononcé contre l'autorisation à titre expérimental, en mer du Nord, de la pêche dite électrique dans l'Union européenne (EUROPE 11940).
Le CIEM a rendu cet avis à la demande des Pays-Bas, qui défendent et pratiquent la pêche dite électrique. Le CIEM a comparé les effets des chaluts à pouls électriques à ceux des chaluts à perche traditionnels lors de la pêche de la sole en mer du Nord. Le chalutage électrique « a moins d'effets environnementaux et écologiques que les chaluts à perche », peut-on lire dans l’avis.
Le CIEM note que les chaluts électriques « ne pénètrent pas aussi profondément dans les sédiments des fonds marins » que les autres, ce qui réduit les effets sur les organismes qui y vivent. Le chalutage électrique produit également une empreinte écologique plus réduite. Le CIEM estime aussi que l'impact de la pêche électrique sur la ressource en poissons « devrait être plus faible ». Enfin, le chalutage électrique « provoque probablement un taux plus faible de blessures lorsque le poisson entre en collision avec les engins, bien qu'il y ait un impact du champ électrique ».
Les trilogues entre institutions sur les mesures techniques de pêche se poursuivent et il n’y a pas d’avancées s’agissant du sujet de la pêche électrique. (Lionel Changeur)