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Bulletin Quotidien Europe N° 11970
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ACTION EXTÉRIEURE / Mercosur

Percée espérée cette semaine dans les pourparlers de libre-échange UE/Mercosur, en particulier sur l'automobile

La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, a confirmé, mardi 27 février, qu'elle pourrait se rendre à Asunción, « en fin de semaine », en cas de percée dans la série de pourparlers au plan technique engagée dans la capitale paraguayenne depuis le 20 février, pour finaliser un compromis sur le volet commercial d'un accord d'association entre l'UE et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay).

« Nous faisons de bons progrès aussi, mais des problèmes n'ont pas encore été résolus. J'espère que les choses vont avancer cette semaine, et si c'est le cas, je me joindrai à l'équipe de négociation à la fin de la semaine », a indiqué Mme Malmström, à l'issue de la réunion des ministres du Commerce de l'UE, mardi 27 février à Sofia, se disant « confiante » quant à la possibilité de « lever les obstacles à surmonter en matière agricole et dans le domaine des voitures et des pièces détachées automobiles ».

Mme Malmström s'est montrée prudente sur le délai, privilégiant la substance par rapport au calendrier, mais estimant « pouvoir résoudre les problèmes restants au cours de la première partie de l'année ».

Plus tôt dans la journée, le secrétaire d'État allemand à l'Économie, Matthias Machnig, a dit espérer la conclusion d'un accord « fin mars ». « En 19 ans, nous n'avons jamais été aussi proches d'un accord et, si nous ne prenons pas de décision maintenant, cela prendra à nouveau quelques années avant de retrouver une possibilité de négocier », a-t-il prévenu.

M. Machnig s'est aussi dit « relativement confiant » que le Brésil allait « améliorer sa proposition sur le dossier automobile ». « J'espère que cela va se produire. Il s'agit des règles d'origine et de la période d'élimination progressive. (Un ministre brésilien) m'a indiqué que le Brésil pourrait avoir une certaine souplesse », a ajouté le responsable allemand.

À ce stade, le Brésil accepterait d'accorder une réduction significative des droits de douane sur les exportations de voitures de l'UE, à condition qu'elles comprennent une part significative de pièces fabriquées dans le Mercosur (80 %), mais l'UE accepterait au maximum une part comprise entre 45 et 50 %.

De son côté, le secrétaire d'État français aux Affaires étrangères et européennes, Jean-Baptiste Lemoyne, a souligné la nécessité d'un « accord équilibré ». « Le Mercosur doit venir avec des propositions plus fortes sans l'automobile, dans le domaine agricole avec les indications géographiques protégées et le secteur laitier. Le compte n'y est pas encore », a-t-il dit, réaffirmant la « vigilance de la France sur les normes sanitaires et phytosanitaires » pour les produits agricoles.

« S'il est possible d'arriver à un accord correct (en mars), pourquoi pas ? Mais nous avons encore une discussion sur l'industrie automobile et nous ne sommes pas au bout du chemin », a commenté pour sa part le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders.

« Une fois de plus, nous avons quelques inquiétudes concernant le secteur agricole et, tout d'abord, la viande bovine, et nous devons expliquer que nous avons un niveau élevé de qualité et que nous voulons le maintenir pour nos consommateurs en Europe », a-t-il ajouté. (Emmanuel Hagry)

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