Les députés de la commission de la pêche du Parlement européen ont eu, lundi 26 février, un premier échange de vues sur le projet de rapport d’initiative de Clara Eugenia Aguilera García (S&D, espagnole) sur l’optimisation de la chaîne de valeur dans le secteur de la pêche de l’Union européenne.
La parlementaire insiste en particulier sur le rôle essentiel des organisations de producteurs (OP). Elle propose de faciliter la création de ces OP et de renforcer leurs activités. Il faudrait, estime-t-elle, encourager une plus grande structuration et la création d’associations dans le secteur de la pêche ainsi que la création d’organisations interprofessionnelles, d’OP et d’associations d’OP au niveau transnational. Elle a souligné, à ce titre, qu’elle espérait que les propositions sur la chaîne d’approvisionnement alimentaire de la Commission européenne attendues pour le 11 avril, notamment sur la lutte contre les pratiques commerciales abusives, permettraient d’avancer dans ce domaine.
Clara Eugenia Aguilera García a demandé, par ailleurs, à la Commission et aux États membres, de mettre sur pied des groupes d’experts « dont la mission consistera à analyser et à proposer des mesures correctrices concernant l’utilisation des différentes parties du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche » qui est sous-utilisé.
En novembre 2017, sur le budget disponible pour la période 2014-2020, seulement 12 % des 7,9 milliards d'euros du fonds avaient été consommés (EUROPE 11880).
Les membres de la commission de la pêche du PE ont globalement bien accueilli les propositions du rapporteur. Certains, notamment sa compatriote Izaskun Bilbao Barandica (ALDE), ont estimé que la principale mesure à mettre en place serait un étiquetage de l’origine des produits de la pêche. Une proposition que Mme Aguilera García a indiqué soutenir.
Le vote du projet de rapport en commission est prévu pour le 23 avril, puis il devrait être adopté en plénière au mois de mai.