La réforme post-2020 du système d’échange de quotas d’émission (ETS), principal instrument de marché de l’UE pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre au moindre coût et mettre en œuvre l’Accord de Paris sur le climat, a été formellement adoptée par le Conseil de l’UE, mardi 27 février.
Engagée en juillet 2015 pour tenter de faire remonter le prix du carbone sur le marché et permettre à l’ETS de jouer son rôle en stimulant les investissements dans les technologies sobres en carbone et les énergies renouvelables, cette réforme devrait permettre de rendre l’ETS plus prévisible, plus ciblé et plus efficace pour la période 2021-2030 tout en préservant la compétitivité de l’industrie européenne.
La directive modifiant la directive ETS (2003/87/CE), telle qu’adoptée, est le fruit d’un compromis âprement négocié en trilogue (Parlement/Conseil/Commission), qui avait débouché, en novembre 2017, sous présidence estonienne du Conseil, sur un compromis garant d’un équilibre entre la nécessité d’absorber une partie des quotas de CO2 excédentaires sur le marché et celle de protéger l’industrie lourde du risque de fuites de carbone (EUROPE 11955, 11914).
« Réduire les émissions de gaz à effet de serre ne permettra pas seulement de contribuer à la lutte contre le changement climatique, mais aura aussi un impact positif sur l’amélioration de la qualité de l’air », commente le ministre bulgare de l’Environnement et de l’Eau et président en exercice du Conseil Environnement, Neno Dimov. Il assure que la Présidence bulgare veillera à ce que « l'UE conserve son rôle de chef de file dans la négociation des règles de mise en œuvre de l'Accord de Paris », lors de la COP24 (EUROPE 11947). (Aminata Niang)