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Bulletin Quotidien Europe N° 11968
ACTION EXTÉRIEURE / Affaires ÉtrangÈres

La situation en Syrie pourrait être inscrite à l'ordre du jour du Conseil

Bien qu’elle ne soit pas inscrite à l'ordre du jour du Conseil 'Affaires étrangères', la dramatique situation en Syrie pourrait s’inviter à la table des ministres, lundi 26 février.

S’il est déjà prévu que les ministres néerlandais et suédois prennent la parole en début de séance sur l’offensive turque à Afrin et les bombardements à répétition en Ghouta orientale, « le sujet peut vite devenir un débat plus généralisé », a estimé une source nationale, jeudi 22 février. D’autres sources ont précisé qu’elles seraient étonnées que la Syrie ne soit pas évoquée, tout en précisant que le débat devrait rester limité.

La Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a appelé, vendredi 23 février au nom des Vingt-huit, à l'arrêt immédiat des combats en Ghouta orientale (voir autre nouvelle).

Moldavie. Les ministres discuteront ensuite de la situation en Moldavie. Longtemps considéré comme le meilleur élève du Partenariat oriental, ce pays, avec lequel l’UE a conclu des accords d’association, de libre-échange et de libéralisation des visas « est en train de devenir un problème », a résumé une source diplomatique européenne.

La Moldavie fait face à un problème de corruption endémique et a adopté une nouvelle loi électorale qui ne satisfait pas la Commission de Venise du Conseil de l'Europe, alors que des élections législatives sont prévues en novembre.

Dans des conclusions qu'ils adopteront, les premières depuis février 2016, les ministres devraient appeler à la poursuite des réformes dans le pays et rappeler que l’UE est disposée, sous conditions, à s'impliquer davantage, selon une source européenne.

Avant la tenue du Conseil, un petit déjeuner réunira ‘les Amis de la Moldavie’ en présence de leur homologue Tudor Ulianovschi.

Venezuela. Le Conseil reviendra sur la situation au Venezuela, après l’annonce de l’organisation d’élections présidentielles le 22 avril prochain.

« L’objectif est de faire pression sur le gouvernement en vue des élections, de plaider pour la reprise d’un dialogue avec l’opposition, de donner un signal clair que (…) si la situation ne s’améliore pas, avec les élections, des mesures additionnelles pourraient être envisagées », a résumé une source européenne. « Notre priorité, aujourd’hui, est très clairement le déroulement des élections et de faire en sorte que celles-ci puissent se dérouler dans des conditions honnêtes et soient les plus transparentes possible », a ajouté une source diplomatique européenne, précisant que l'UE était prête à déployer une mission électorale. Selon cette source, l’UE calibrera sa réponse en fonction de l'attitude de l’opposition vénézuélienne sur ces élections. Un boycott des élections présidentielles par l'opposition pourrait compliquer la réponse européenne.

Proche-Orient. Pour la troisième fois en trois mois, le Conseil reviendra sur le processus de paix au Proche-Orient. Après les discussions menées avec le Premier ministre israélien en décembre 2017 (EUROPE 11923) puis, en janvier, avec le président de l’Autorité palestinienne (EUROPE 11944), les ministres déjeuneront avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, et les six ministres des Affaires étrangères du Comité de suivi de la Ligue arabe (Jordanie, Autorité palestinienne, Égypte, Arabie Saoudite, Maroc, Émirats arabes unis).

Selon une source européenne, l’objectif de cette discussion est de rappeler aux partenaires arabes qu’il ne sera pas possible de trouver une solution politique au conflit israélo-palestinien sans leur engagement clair.

La discussion pourrait aussi porter sur des projets concrets auxquels les États arabes pourraient participer. Les ministres suédois et jordanien pourraient aussi faire un point sur la conférence ministérielle qu’ils co-organisent ce printemps sur la situation financière de l’UNRWA.

Birmanie. Comme anticipé (EUROPE 11965), des conclusions adoptées lundi sans débat par le Conseil inviteront Mme Mogherini à proposer de prolonger l’embargo actuel sur les armes et les équipements de répression visant la Birmanie, à soumettre des options concrètes en vue de son renforcement, et à proposer de sanctionner individuellement les responsables militaires responsables de graves violations des droits de l’homme dans le pays.

Dans des conclusions séparées sur le Cambodge et sur les Maldives, les ministres devraient souligner que, compte tenu des évolutions récentes dans ces deux pays, ils pourraient envisager des mesures ciblées spécifiques si la situation ne s’améliore pas. (Camille-Cerise Gessant)

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