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Bulletin Quotidien Europe N° 11968
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POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

Recours de l'Autriche auprès de la CJUE contre le projet nucléaire hungaro-russe Paks-2

Le ministère autrichien de l'Environnement a déposé, auprès de la Cour européenne de justice (CJUE), jeudi 22 février, un recours contre le feu vert donné par la Commission européenne à la construction par la Hongrie de deux nouveaux réacteurs nucléaires en grande partie financés par la Russie dans le cadre du projet Paks-2.

La plainte de l'Autriche porte sur la construction de deux nouveaux réacteurs de 1 200 mégawatts, dans le cadre d'une extension de la centrale nucléaire hongroise de Paks, prévue dans l'accord signé en janvier 2014 entre la Hongrie et la Russie.

La Russie doit financer 80 % du coût du projet, évalué à 12,5 milliards d'euros, par le biais d'un prêt à la Hongrie pouvant atteindre 10 milliards d'euros.

Les nouveaux réacteurs doivent remplacer les quatre réacteurs en activité depuis les années 1980 sur le site de Paks, et qui alimentent la moitié de la production d'électricité en Hongrie.

En mars 2017, la Commission européenne a donné son feu vert à leur construction (EUROPE 11739), considérant que le montant de l'aide russe était limité et proportionné aux objectifs poursuivis, ce que l'Autriche conteste.

Le recours de l'Autriche, farouche opposante à l'énergie nucléaire, n'est pas seulement motivé par des arguments juridiques. « Il représente un pas important contre l'énergie nucléaire en Europe et pour des moyens durables et sûrs de production d'électricité », a souligné le ministère autrichien de l'Environnement.

Vienne avait déjà porté plainte en 2015 contre les subventions prévues pour les réacteurs EPR que le groupe français EDF doit construire à Hinkley Point, au Royaume-Uni.

En Hongrie, Paks-2 suscite les critiques de l'opposition qui a dénoncé le manque de transparence dans l'attribution, sans appel d'offres, du marché au groupe russe Rosatom. Le secret entourant ce contrat a été fixé à 30 ans par le Parlement hongrois.

L'opérateur de la centrale, l'électricien hongrois MVM, a émis des doutes sur la rentabilité des deux futurs réacteurs, dont le premier doit en principe entrer en service en 2023. (Emmanuel Hagry)

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