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Bulletin Quotidien Europe N° 11948
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ACTION EXTÉRIEURE / Turquie

M. Çelik propose un sommet entre l’UE et l’Organisation de la coopération islamique

Le ministre turc des Affaires européennes, Ömer Çelik a appelé, jeudi 25 janvier, à la tenue d’un sommet conjoint de l'Union européenne et de l'Organisation de la coopération islamique (OCI).

Lors d’une conférence de presse à Bruxelles, le ministre turc a estimé que le sommet euro-islamique pourrait envoyer des messages forts au monde sur l'instauration de la paix et de l'intégration. Pour M. Çelik, la Turquie, en tant que pays candidat à l’adhésion à l’UE, et actuellement à la présidence de l’OCI, pourrait jouer un rôle important dans la tenue d’un tel sommet.

Dans une interview à l’AFP, le ministre est revenu sur la candidature de son pays à l’UE, répétant qu’« il n'était pas acceptable de suggérer de recommander une solution autre que la pleine adhésion, comme le partenariat privilégié ». Il a regretté l’« impasse » dans laquelle se trouvent les relations entre son pays et l’UE. « La Turquie n'évite pas de travailler sur les sujets des droits de l'homme, de l'État de droit ou de la liberté d'expression (…) Asseyons-nous ensemble et travaillons-y ! » a-t-il aussi proposé. L'UE dénonce la situation de l'État de droit depuis la tentative de coup d'État en juillet 2015.

Devant la presse, il a aussi estimé qu’il ne fallait pas distinguer les Balkans occidentaux, qui font l’objet d’une grande attention de l’UE, et la Turquie. « La Turquie est un pays balkanique fort et partage les mêmes perspectives avec l’UE », a-t-il justifié. De plus, selon M. Çelik, les positions de l’UE et de la Turquie sont les mêmes sur de nombreuses questions telles que le conflit israélo-palestinien, la Birmanie ou encore la Crimée. « L’approche en termes de politique étrangère commune pourrait être davantage développée », a-t-il plaidé.

Le ministre a également critiqué la réaction des Européens envers l’opération turque dans l’enclave kurde d’Afrin, en Syrie (EUROPE 11944). « Ce que nous voulons entendre est qu’ils sont aux côtés de la Turquie et inquiets pour sa sécurité », a-t-il expliqué. « Je ne peux pas imaginer des terroristes à notre frontière », a-t-il ajouté. Alors que Mme Mogherini s’était inquiétée de la situation humanitaire, M. Çelik a répondu que son pays « comptait parmi les pays les plus transparents quand il s'agissait d'accès humanitaire ». (Camille-Cerise Gessant)

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