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Bulletin Quotidien Europe N° 11948
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INSTITUTIONNEL / Avenir de l'ue

Les pays du groupe de Visegrád s'opposent à toute circonscription électorale européenne

Les pays du groupe de Visegrád (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie) ont fait part de leur opposition au principe d'une circonscription européenne permettant d'élire des eurodéputés sur la base de listes transnationales, vendredi 26 janvier. Ils prônent une réduction du nombre d'eurodéputés à la faveur du Brexit.

« Lorsque nous débattrons, en février, de questions institutionnelles clés, en particulier le mécanisme des Spitzenkandidaten, les résultats de nos débats doivent être en totale conformité avec les traités et ne devraient pas miner l'équilibre actuel entre les institutions européennes et parmi les États membres. Dans cette perspective, nous sommes en désaccord avec l'établissement de listes transnationales », déclarent les quatre leaders dans un communiqué.

Lors des élections européennes 2014, les principales familles politiques avaient choisi un chef de file (Spitzenkandidat) qui, en cas de victoire, aurait présidé la Commission européenne. C'est la raison pour laquelle, Jean-Claude Juncker avait été nommé après la victoire des chrétiens-démocrates à l'échelle européenne.

En 2014, il n'y avait pas de listes transnationales. Défendue depuis longue date par les fédéralistes européens, cette idée a ressurgi à la faveur de l'élection du président français, Emmanuel Macron. Elle est soutenue par les pays méditerranéens ainsi que l'Irlande (EUROPE 11941).

Migration. Sur le défi migratoire, les pays de Visegrád n'ont pas digéré la décision du Conseil de mettre en place, lors de la crise migratoire de 2015, un mécanisme temporaire et obligatoire de relocalisation de demandeurs d'asile présents en Grèce et en Italie, et ce, malgré leur opposition. Ils demandent que les décisions prises par consensus au niveau du Conseil européen ne soient pas ignorées à un échelon décisionnel inférieur.

D'après eux, une solution globale pour la réforme du système européen d'asile devra être élaborée, non pas dans l'objectif de redistribuer des migrants au sein de l'UE, mais d'endiguer la pression migratoire (EUROPE 11947). Il conviendra d'abord de parvenir à une protection efficace et durable des frontières extérieures de l'UE afin d'« éviter d'appliquer des quotas obligatoires qui sont inefficaces et ont divisé l'Europe », soulignent-ils.

Voir la déclaration à la page : http://bit.ly/2Bv42qP .  (Mathieu Bion)

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