login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11930
Sommaire Publication complète Par article 16 / 29
POLITIQUES SECTORIELLES / Économie circulaire

L'accord PE/Conseil révisant les directives 'déchets' est un progrès timide, selon le BEE et Eurofer

Pour les ONG européennes de l'environnement comme pour l'industrie, l'accord interinstitutionnel dégagé lundi 18 décembre sur la révision des directives 'Déchets' de l'UE n'est pas la panacée, mais un progrès louable, bien que timide, pour accélérer la transition vers l'économie circulaire.

Le Bureau européen de l'environnement (BEE) considère que les directives et leurs objectifs révisés seront cruciaux pour aider l’Europe à effectuer cette transition, mais regrette que les États membres aient revu à la baisse le niveau d'ambition du Parlement européen pour le recyclage et la prévention des déchets (EUROPE 11928, 11745).

«Les États membres ont fait preuve d'un manque d’ambition tout au long des négociations, en particulier pour ce qui concerne le recyclage et la préparation pour la réutilisation » qui ne fait pas l'objet d’un objectif séparé, regrette le BEE. L'absence d'objectif pour la réutilisation des emballages est également pointée du doigt. S'agissant de la prévention des déchets, il n'y a pas d'objectif, certes, mais une clause de révision, ce qui, de l'avis des ONG, représente un moindre mal.

Parmi les points positifs, le BEE cite le régime de responsabilité des producteurs couvrant la totalité des coûts avec des dérogations et des redevances modulées, l'objectif contraignant de collecte séparée pour les biodéchets (assorti de dérogations) et l'objectif de 65% de recyclage des déchets municipaux d'ici à 2035.

 « Ce n’est pas le résultat que nous aurions tous espéré, mais comparé aux textes actuellement en vigueur c’est quand même une amélioration significative », résume Piotr Barczak, spécialiste de la politique européenne des déchets au BEE.

Eurofer (European Steel Association) rappelle que l’accord interinstitutionnel trouvé aura une importance directe pour l'industrie de l'acier. Insistant sur la nécessité d’objectifs de recyclage réel mesurant correctement combien de matériau est réellement récupéré à partir des déchets et vraiment transformé, Eurofer estime que les colégislateurs auraient pu aller plus loin. Axel Eggert, directeur général, est d'avis que « l'accord a tenté de consolider cette transition entre la collecte et l’évaluation du recyclage réel. C’est un progrès parce qu’il propose une méthodologie pour mesurer les taux de recyclage quand les déchets sont transformés en nouveaux produits ». Mais, selon lui, il aurait fallu une mesure harmonisée du recyclage réel pour garantir que rien ne sera perdu dans ce matériau hautement recyclable. (Aminata Niang)

Sommaire

INSTITUTIONNEL
COUR DE JUSTICE DE L'UE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
BRÈVES