Les États membres ont adopté, mercredi 20 décembre, à l’occasion de la réunion des ambassadeurs de l’UE (COREPER), leur position de négociation sur le paquet 'médicaments vétérinaires', constitué de trois textes – l’un sur les médicaments vétérinaires, l’autre sur les aliments médicamenteux pour animaux et le dernier sur les médicaments à usage humain et à usage vétérinaire.
Les discussions, extrêmement techniques, ont demandé beaucoup de travail au sein du Conseil pour examiner et améliorer la proposition initiale de la Commission européenne présentée en 2014 (EUROPE 11152). Les objectifs principaux de ce texte sont la lutte contre la résistance aux antibiotiques et la réduction des formalités administratives afin de favoriser la mise au point de nouveaux médicaments notamment pour les espèces dites « mineures ». Le règlement porte également sur la question de la distribution des antibiotiques notamment sur Internet ainsi que la séparation des activités de prescription et de vente.
Concernant les aliments médicamenteux, la Commission européenne veut interdire leur usage à titre préventif (c’est-à-dire sans qu’un diagnostic de maladie ait été posé) ou comme facteurs de croissance (ce qui est déjà le cas dans les faits).
Le Conseil, à la demande de certains États membres, a nettement renforcé les propositions en ce qui concerne la prévention de l’apparition de résistances aux antibiotiques.
Le Parlement européen avait adopté sa position sur ce paquet au premier semestre 2016 (EUROPE 11509). C’est la Bulgarie, qui prendra la présidence du Conseil au 1er janvier 2018, qui va maintenant tenter de trouver un accord avec le Parlement européen et la Commission dans les prochains mois.
AnimalHealthEurope, qui représente les professionnels du secteur des médicaments vétérinaires, s’est félicité de cet accord qui devrait permettre « d’encourager l'innovation, de garantir une disponibilité optimale des médicaments vétérinaires pour tous les animaux dans l'UE et de lutter contre le risque de résistance aux antibiotiques ».