Le Parlement européen a salué, jeudi 14 décembre, l’entrée en vigueur provisoire, le 1er décembre 2017, de l’accord de coopération en matière de partenariat et de développement entre l’UE et l’Afghanistan (EUROPE 11916), encourageant une « ratification rapide de l’accord par les États membres » pour qu’il puisse rapidement entrer en vigueur dans son intégralité.
Reprenant à son compte la résolution commune des groupes PPE, Verts/ALE, ADLE, CRE et S&D, le Parlement prend aussi acte de l’accord informel de réadmission intitulé « Action conjointe pour le futur » entre l’UE et l’Afghanistan, déplorant le manque de contrôle démocratique et parlementaire concernant la conclusion de cet accord.
« L’aide et la coopération de l’Union doivent être conçues pour favoriser le développement et la croissance des pays tiers et pour réduire et à terme éradiquer, la pauvreté, et non pour inciter les pays tiers à coopérer en matière de réadmission des migrants en situation irrégulière, ni à dissuader par la force les personnes de se déplacer ou à arrêter les flux vers l’Europe », préviennent les députés.
Ils demandent aussi à l’UE de soutenir activement un programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion des anciens insurgés sous l’égide du gouvernement afghan, rappelant qu’un « processus de paix mené et pris en charge par l’Afghanistan, qui associe intégralement l’ensemble de la société civile et des parties au conflit, est la seule issue possible ».
En effet, malgré les efforts internationaux importants, l’Afghanistan est toujours en proie à un grave conflit, la sécurité s’est détériorée et les attentats terroristes se sont multipliés, s’inquiètent aussi les députés. Ils demandent au gouvernement afghan de poursuivre les réformes, garantir la transparence du processus électoral en 2018, encourager les relations stables avec les voisins et lutter contre la corruption, la radicalisation, le terrorisme et son financement. (Camille-Cerise Gessant)