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Bulletin Quotidien Europe N° 11926
CONSEIL EUROPÉEN / Royaume-uni

Les Vingt-sept sont satisfaits de passer à la suite des négociations sur le Brexit mais restent vigilants

Le Premier ministre britannique, Madame Theresa May, a obtenu l'aval de ses partenaires pour entamer la seconde phase des pourparlers sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, jeudi 14 décembre lors Sommet européen. Cette appréciation positive sera confirmée formellement par les Vingt-sept.

Mme May a évoqué à son départ de « très bonnes discussions » avec ses homologues qui ont, eux, salué ses efforts lors de cette première phase. La dirigeante britannique s'est dite impatiente de commencer ces nouvelles discussions sur l'avenir des relations de son pays avec l'UE.

Christian Kern, le chancelier autrichien, a rapporté que l'entretien avec Mme May avait été « très constructif », estimant que la dirigeante britannique n'était pas du tout affaiblie par le vote intervenu mercredi au parlement britannique. Les députés britanniques ont en effet décidé, dans un amendement à la loi de retrait du Royaume-Uni, qu'ils pourront disposer d’un droit de veto sur l’accord final trouvé avec l’UE.

Les dirigeants des Vingt-sept autoriseront donc ce vendredi le passage à la phase des pourparlers sur la période de transition et sur le futur partenariat. Lors de cette session, ils devraient aussi demander à Londres de respecter les engagements pris dans la première phase, ceux faits le 8 décembre dans le projet d’accord conjoint validé par Theresa May et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker (EUROPE 11922).

« Nous avons été clairs sur le fait que Theresa May a fait de bonnes offres qui peuvent amener les Vingt-sept à dire demain qu'il y a des progrès suffisants », a commenté la chancelière allemande, Angela Merkel, à l'issue du dîner. « Mais il y a toujours des questions ouvertes et le temps presse, nous en parlerons demain », a-t-elle ajouté.

A son arrivée à Bruxelles, le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, avait notamment souligné l’importance de traduire « le plus vite possible » ces engagements dans un texte juridique contraignant afin de ne pas « avoir de malentendus » sur ce qui a fait l’objet d’un accord le 8 décembre. « On a besoin de l’entendre » (Mme May) sur la façon dont elle voit la suite, avait ajouté le responsable néerlandais.

Pour le président du Conseil européen Donald Tusk, cette seconde phase de négociations sera le « vrai test » de l’unité des Vingt-sept.

Le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, s’était lui inquiété de la situation interne britannique au lendemain d’un vote perdu par le gouvernement à la chambre des députés britanniques. Pour le Premier ministre luxembourgeois, cela va rendre la vie de Mme May encore plus compliquée.

« Déçue » par les résultats du vote des députés, Theresa May a assuré que le gouvernement britannique était « en bonne voie pour tenir ses promesses ».

« Peu importe qui négocie, nous devons faire le travail. Nous sommes heureux que la première phase soit terminée », a conclu Dalia Grybauskaitė, la présidente lituanienne au terme de cette première journée de Sommet. (Solenn Paulic avec la rédaction)

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