Le gouvernement britannique est prêt à améliorer son offre pour régler le solde budgétaire liée à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne en échange de garanties de la part des Vingt-sept sur un futur accord commercial bilatéral, ont rapporté plusieurs médias mardi 21 novembre.
Cette décision aurait été prise après une réunion, la veille, entre le Premier ministre britannique, Madame Theresa May, et plusieurs membres de son gouvernement, dont le Négociateur britannique pour le Brexit, David Davis, et les ministres aux Affaires étrangères, Boris Johnson, et à l'Environnement, Michael Gove.
L’offre britannique aux Vingt-sept passerait de 20 à 40 milliards d’euros. Mais, en contrepartie de cette rallonge, Londres souhaiterait obtenir de Bruxelles des garanties sur la signature d’un « bon » accord sur la future relation commerciale entre le Royaume-Uni et l’UE.
Un nouveau cycle de négociations entre Londres et l’UE pourrait avoir lieu la semaine prochaine même si cela reste à confirmer.
Lundi 20 novembre, les vingt-sept ministres des affaires européennes de l'UE, réunis au Conseil 'Affaires générales' (format 'article 50'), ont fait le point sur les négociations en cours (EUROPE 11908). Le ministre estonien, Matti Maasikas, a expliqué que ses homologues n’avaient pas parlé de la préparation des travaux internes en vue du passage à la seconde phase des négociations qui portera sur la période de transition et un accord de libre-échange.
M. Maasikas a souligné l’urgence du calendrier. Il ne reste que quelques semaines pour réaliser des progrès que les Vingt-sept devront juger suffisants mi-décembre lors du sommet européen. Le ministre a jugé qu'à ce stade, il était trop tôt pour dire si les Européens et les Britanniques pourront passer en décembre à la phase des pourparlers commerciaux.
Lundi, le négociateur de l'UE, Michel Barnier, avait indiqué lors d'une conférence publique que l'Union était prête à offrir au Royaume-Uni « le plus ambitieux » des accords commerciaux après son départ à condition que Londres respecte les strictes conditions européennes.
En plus du passif à solder (règlement financier) et de la question irlandaise, le Royaume-Uni doit préciser s'il souhaite rester en phase avec les normes européennes, en matière de droit social ou d'environnement par exemple, ou bien se rapprocher du modèle américain, moins contraignant, a prévenu M. Barnier. (Solenn Paulic)