Le ministre des Affaires étrangères géorgien, Mikheil Janelidze, a appelé, jeudi 19 octobre, à une position plus ferme de l’UE concernant l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, territoires occupés par la Russie.
« Une position ferme de la communauté internationale, et notamment de l’UE, qui a été médiatrice en 2008, est essentielle pour envoyer un message qui laisse à dire qu’une infraction à l’intégrité territoriale n’est pas acceptable », a-t-il expliqué devant la commission des Affaires étrangères du Parlement européen. « La Géorgie veut maintenir la résolution pacifique des différends, utiliser tous les outils diplomatiques pour résoudre la question de bonne foi », a-t-il ajouté. M. Janelidze a aussi souhaité qu'au sommet du Partenariat oriental, prévu le 24 novembre, l’UE réaffirme un soutien continu à l’intégrité territoriale de la Géorgie, entre autres.
Le ministre a souhaité approfondir le dialogue dans le domaine de la défense avec les membres de l’UE, « pour avoir la meilleure coordination possible pour servir la paix et la stabilité dans le monde », a-t-il expliqué, alors que le tout premier dialogue stratégique à haut niveau UE-Géorgie sur la sécurité s'est tenu le 12 octobre (EUROPE 11882). M. Janelidze a expliqué que la Géorgie avait un rôle de pacificateur dans la région, qu’elle était « garante de la stabilité ». Selon le ministre, son pays est un des plus grands alliés de l’UE dans la région et un partenaire important en termes de sécurité. Il a, entre autres, rappelé la contribution de son pays à des missions PSDC de l’UE.
Rappelant que Tbilissi avait une coopération forte avec les pays d’Asie centrale, d’Asie et d’Extrême-Orient, M. Janelidze s’est dit convaincu que la Géorgie pouvait « devenir une plateforme pour les échanges entre Europe et Asie ».
Le ministre a martelé, devant les députés, le désir de son pays de se rapprocher de l’UE, rappelant que la Géorgie était un des pays les plus enthousiastes envers l’UE, avec 80% d’opinions favorables. « L’Europe et l’intégration à l’UE sont la voie que la Géorgie a choisie », a-t-il expliqué. Selon lui, la transformation démocratique de son pays est une « résultante de son aspiration européenne » et l’UE est le « vecteur principal » du développement de la Géorgie. Le ministre géorgien a souhaité que, lors du sommet du Partenariat oriental, « l’UE soit prête à respecter et à soutenir les aspirations européennes et le choix des partenaires et à garder la porte ouverte », a-t-il estimé, plaidant également pour la possibilité de nouvelles aides financières afin de mettre en œuvre les réformes. (Camille-Cerise Gessant)