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Bulletin Quotidien Europe N° 11887
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ACTION EXTÉRIEURE / Golfe

L'UE et les pays du Golfe veulent renforcer leur coopération malgré l'impasse des négociations commerciales

Les participants à une conférence sur les relations économiques et commerciales entre l’UE et les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) - Arabie Saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar - organisée par le Parlement européen mercredi 18 octobre à Bruxelles, ont plaidé pour un dialogue plus étroit sur le commerce et l'investissement, afin de surmonter l'impasse des négociations pour un accord de libre-échange lancées en 1990 et pour une coopération plus large sur d'autres sujets.

Malgré le volume important du commerce bilatéral, qui fait des pays du Golfe le cinquième partenaire commercial des Vingt-huit et de l'UE le premier partenaire commercial du CCG, « nous n'avons pas d'accord commercial », a déploré Tokia Saïfi, rapporteur permanent du PE pour les pays du Golfe.

Mme Saïfi a toutefois salué « plusieurs actions et signes encourageants depuis quelques mois » pour œuvrer à un « dialogue ouvert » et la création d'un forum permettant des actions et des initiatives concrètes pour encourager et encadrer les échanges bilatéraux et approfondir la coopération bilatérale.

À cet égard, Mme Saïfi a salué la tenue de la toute première réunion du dialogue UE/CCG sur le commerce et l’investissement, les 16 et 17 mai dernier à Riyad, où ont été abordées les questions de l'accès au marché pour l'investissement et du cadre pour protéger les investissements.

« Des initiatives de coopération réglementaire, comme l’échange de bonnes pratiques en matière sanitaire et phytosanitaire, sont aussi des exemples à suivre pour une intégration avancée de nos économies », a fait valoir aussi Mme Saïfi.

Le vice-Secrétaire général du CCG, Abdel Aziz Aluwaisheg, a souligné l'importance de renforcer la coopération UE/CCG dans de nombreux domaines incluant les questions politiques et de sécurité.

« Aujourd'hui, nous pouvons travailler ensemble sur de nombreuses questions. Nous pouvons essayer de débloquer l'impasse des négociations de libre-échange, mais nous pouvons aussi essayer d'autres choses qui peuvent donner des résultats immédiats, comme le dialogue politique et en matière de sécurité, qui inclut la lutte contre le terrorisme, la lutte contre la traite des êtres humains et l'immigration clandestine. Ce sont des objectifs que nous partageons tous les deux », a-t-il souligné.

M. Aluwaisheg a souligné que l'accord de coopération UE/CCG de 1988 avait établi un cadre de coopération très large assorti de 15 groupes de travail pour renforcer les relations bilatérales.

« Les négociations de libre-échange ne sont qu'un seul des instruments de ce cadre que nous avons utilisé. Nous avons oublié d'autres choses. Cela a conduit à une stagnation dans le développement des outils dont nous avons besoin », a-t-il fait valoir.

« Nous pensons que l'accord de libre-échange est un excellent travail. Nous sommes d'accord sur presque toutes les questions, nous nous sommes aussi mis d'accord sur les questions politiques », a poursuivi M. Aluwaisheg, soulignant que le point litigieux restait la question épineuse des droits à l'exportation.

« Si nous avions pu le résoudre, nous aurions signé l'accord il y a longtemps. Comment avons-nous permis qu'une question théorique comme les droits à l'exportation empêche d'avancer ? Nous pensons que nous pouvons surmonter cette difficulté », a-t-il assuré.

M. Aluwaisheg a plaidé lui aussi pour un dialogue plus étroit sur le commerce et l'investissement, un partenariat plus large entre les milieux d'affaires et une coopération accrue dans l'énergie.

Concluant les travaux de la conférence, Mme Saïfi a salué la « qualité des échanges qui ont démontré à la fois la grande complémentarité de nos économies et le besoin d’actions concrètes ». 

« Nous resterons attentifs au besoin de diversification de l’économie des pays du Golfe à laquelle les entreprises européennes peuvent contribuer. Cela concerne de nombreux secteurs tels que les infrastructures, les transports et l'énergie », a-t-elle souligné, plaidant aussi pour que les principes de non-discrimination et de concurrence loyale soient à la base des échanges économiques bilatéraux.

Enfin, Mme Saïfi a plaidé pour une intégration approfondie des économies de l'UE et du CCG, notamment sur les questions réglementaires, « via une coopération se développant de manière progressive, secteur par secteur ». (Emmanuel Hagry)

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