Les leaders européens ont accepté de renforcer leur aide à l’Italie dans la gestion de la route de la Méditérannée centrale ainsi que leurs actions en Libye et dans les pays voisins pour fermer cette voie, a annoncé le président du Conseil européen Donald Tusk, jeudi 19 octobre à l'issue de la première session de travail du Conseil européen.
Ils se sont aussi engagés à alimenter davantage le fonds fiduciaire pour l’Afrique. À ce stade, les États membres ne se sont engagés qu’à hauteur de 175 millions d’euros alors que la Commission européenne avait misé au départ sur un investissement de 1,8 milliard d'euros, a de son côté rappelé le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.
Dublin. Sur la réforme du système d'asile, le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a demandé aux leaders européens de prendre leurs responsabilités, après que la commission des libertés civiles (LIBE) a arrêté sa position de négociation (voir autre nouvelle). Les dirigeants européens se sont donné comme objectif de parvenir à un consensus sur cette réforme au premier semestre 2018. Ils auront un débat d’orientation sur ce sujet en décembre.
« Aussi longtemps que je serai là, je serai le gardien de l’unité » des États membres, a promis M. Tusk, évoquant l'Agenda des Leaders pour 2017-2018 (EUROPE 11886). Les pays de Visegrád (Pologne, Hongrie, Slovaquie, République tchèque) s’étaient sentis brutalisés en 2015 lors du vote à la majorité qualifiée sur les décisions de relocalisation obligatoire de demandeurs d'asile dans l'UE depuis la Grèce et l'Italie. L’objectif du Conseil européen est donc d’éviter cet écueuil.
Les dirigeants européens devaient encore discuter de leurs relations avec la Turquie lors de leur dîner et reconnaître au moins l’efficacité de l’accord UE/Turquie signé en mars 2016 qui a permis de faire baisser considérablement les flux migratoires en Mer Egée vers la Grèce. (Solenn Paulic avec la rédaction)