Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a annoncé la mise en place d’une unité de renseignement européenne qui doit permettre l'échange automatique des données sur les terroristes ou les combattants étrangers avec les services de renseignement et de police nationaux. À ce jour, la réponse de l’UE aux menaces transfrontalières n’est pas assez rapide, a-t-il jugé.
Dans la foulée de cette annonce, dont le président n’a pas précisé les contours ni le calendrier, M. Juncker a aussi jugé qu’il serait peut-être opportun de confier au futur Parquet européen des compétences en matière de poursuites des crimes de terrorisme. Selon une source, cette initiative pourrait arriver vers la fin du mois d’octobre dans le cadre d’un paquet sur la sécurité.
Agence européenne de cybersécurité. Le président Juncker a par ailleurs annoncé mercredi la création d’une agence européenne de cybersécurité, qui devrait, elle, être présentée la semaine prochaine. L’Europe reste mal équipée face aux cyberattaques, a déploré Jean-Claude Juncker. L’an dernier, au moins 80% des entreprises européennes avaient indiqué avoir connu un incident de sécurité. Il faut donc de nouveaux outils aujourd’hui et une agence européenne de cybersécurité « pour mieux se défendre », a prôné le président de la Commission. (Solenn Paulic)