L’Agence espagnole de protection des données a annoncé, lundi 11 septembre, avoir infligé une amende d’1,2 million d’euros à la société Facebook pour violation de la protection des données de ses usagers.
Il est reproché à la société américaine de collecter des informations telles que les opinions politiques et la confession religieuse de ses usagers sans avoir obtenu de leur part un consentement clair, a rapporté l’AFP. L’agence espagnole soutient également que Facebook se servirait de ces données à des fins publicitaires et ne les supprimerait pas, même en cas de demande de fermeture de compte.
Facebook a deux mois pour contester l'amende et aurait d'ores et déjà annoncé vouloir déposer un recours contre cette décision, affirmant le libre choix de ses usagers quant aux informations apparaissant sur leur profil et assurant « respecter la loi sur la protection des données de l'UE ».
Pour rappel, en mai dernier et après une mise en demeure de se conformer à la loi française en la matière (EUROPE 11486), le régulateur français, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), avait condamné le géant américain à une amende de 150 000 euros, lui reprochant également la collecte de données à des fins publicitaires.
Selon l’AFP, un Groupe de contact se serait formé pour agir au niveau européen et comprendrait plusieurs pays ayant ouvert des enquêtes ou des procédures d'infraction contre Facebook, à savoir la Belgique, l’Espagne, la France, l’Allemagne et les Pays-Bas. (Marion Fontana)