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Bulletin Quotidien Europe N° 11859
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SOCIAL / Social

Le risque de pauvreté au travail a augmenté entre 2007 et 2014 dans l'UE, selon Eurofound

Le risque de pauvreté relative au travail (relative in-work poverty) a augmenté entre 2007 et 2014 en Europe, passant de 8 à 10%, selon une étude d’Eurofound, publié mardi 5 septembre.

Selon l’organisation, cette tendance s’explique par la longue crise économique qu’a traversée l’Union européenne depuis 2008, ainsi que la progression d’emplois non standards. Eurofound estime que les États membres se sont avant tout concentrés sur l’emploi, sous-entendant peut-être, en creux, au détriment des rétributions, ce qui aurait renforcé l’accroissement du nombre des travailleurs pauvres.

Pour rappel, la pauvreté relative au travail est mesurée en fonction du revenu médian par ménage d’un État membre. Est considéré travailleur pauvre celui ou celle qui a travaillé plus de la moitié d’une année et dispose d’un revenu par ménage en dessous de 60% du revenu médian par ménage national.

En 2014, au sein de l’UE, la proportion de travailleurs connaissant une situation de pauvreté était de 9,6%. En revanche, note l’organisation, si on applique la privation matérielle (basé sur la capacité de : - payer le loyer, les prêts, les factures ; - de chauffer un logement ; - de faire face à des dépenses non prévues ; - de partir en vacances ; - ou encore de disposer d’une télévision, d’une machine à laver, d’une voiture et d’un téléphone) alors, ce taux grimpe à 12,8%.

Selon l’étude, les pays qui ont connu la plus forte progression en termes de pauvreté relative au travail durant cette période sont l’Estonie (+4%), la Bulgarie (+ 3,3%) et l’Allemagne (+2,4%). A contrario, les États membres qui présentent les taux les plus bas sont la République tchèque, la Finlande et enfin la Belgique (les chiffres précis pour ces trois derniers pays ne sont pas donnés, mais leur niveau se trouve en deçà de 5%).

Le taux de pauvreté relative en Grèce s'est inversé entre 2007 et 2014. De même pour l’Irlande, mais dans une moindre proportion. Ceci s’explique, souligne l’organisation, par le fait, non pas d’une embellie, mais d’un abaissement du revenu médian. Avec plus de 15%, la Grèce reste le deuxième pays avec la plus grande proportion de travailleurs pauvres après la Roumanie qui avoisine les 20%.

Pour consulter l’étude : http://bit.ly/2wkFCO6. (Pascal Hansens)

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