La Commission européenne a lancé, jeudi 26 janvier, une campagne célébrant le 30ème anniversaire du programme 'Erasmus+' de mobilité des étudiants de l'enseignement supérieure. Elle a également publié, à cette occasion, les résultats - jugés excellents - de l’année 2015, alors que les eurodéputés ont récemment mis en garde contre certains effets potentiellement négatifs de ce succès.
« Ce qui avait commencé comme un modeste mécanisme de mobilité à destination des étudiants de l'enseignement supérieur en 1987, avec seulement 3200 étudiants au cours de la première année, s'est développé au cours des 30 dernières années pour devenir un programme phare de l’UE ayant permis à 678 000 Européens d'étudier, de se former, de travailler et de faire du bénévolat à l'étranger. », déclare la Commission européenne dans son communiqué de presse.
Chiffres clés du rapport 2015 à l’appui, elle affirme avoir investi 2,1 milliards d'euros dans plus de 19 600 projets faisant intervenir 69 000 organisations. Elle fait état de 10 nouveaux projets de coopération entre des établissements d'enseignement supérieur et des entreprises ('alliances de la connaissance'), 8 projets entre des établissements d'études et de formations professionnelles et des entreprises ('alliances sectorielles pour les compétences') et 279 initiatives destinées à renforcer les systèmes d'éducation et d'animation socio-éducative dans les pays en développement ('projets de renforcement des capacités'). À noter que la France, l'Allemagne et l'Espagne restent les trois principaux pays d'origine des participants au programme, tandis que l'Espagne, l'Allemagne et le Royaume-Uni sont ceux qui en reçoivent le plus.
Il y a quelques jours, la commission de la culture et de l’éducation du Parlement européen avait toutefois alerté la présidence maltaise du Conseil de l’UE sur la tendance actuelle qui consiste à donner toujours plus de tâches au programme - lutte contre la radicalisation, intégration des migrants... - sans pour autant lui fournir davantage de budget. Petra Kammerevert (S&D, allemande) avait alors déclaré : « Si on rajoute le Corps européen de solidarité dans le champ d’application du programme 'Erasmus+', il faut veiller à prévoir de l’argent supplémentaire » (EUROPE 11710). (Sophie Petitjean)