La Présidence maltaise du Conseil a confirmé, jeudi 26 janvier à Bruxelles, qu’elle allait organiser, le 6 mars, un débat entre les ministres européens de l’Agriculture sur la politique agricole commune (PAC) post-2020 (EUROPE 11708).
Lors de la présentation des priorités du semestre devant les membres de la commission de l’agriculture du Parlement européen, Roderick Galdes, le secrétaire d'État à l'Agriculture, à la Pêche et aux Droits des animaux, a évité de parler de certains sujets qui fâchent, comme la sortie du Royaume-Uni de l’UE ou les mesures à prendre pour lutter contre la volatilité des prix.
La PAC après 2020. Sur l’avenir de la PAC, M. Galdes a seulement indiqué que le Conseil en débattra en mars et que l’objectif principal devait être de simplifier les règles et d’aboutir à une PAC plus efficace. Albert Dess (PPE, allemand) a estimé que l’espace rural devait survivre partout en Europe. Éric Andrieu (S&D, français) a conseillé de trouver un cadre et une méthode pour évaluer la PAC actuelle et arriver à une « nouvelle PAC ». Ulrike Müller (ADLE, allemande) a demandé à la Commission de prévoir aussi les langues française et allemande pour la consultation publique sur l’avenir de la PAC qui sera lancée le 2 février. Sinon, de nombreux agriculteurs ne pourront pas y participer, a-t-elle mis en garde. Pour Maria Lidia Senra Rodriguez (GUE/NGL, espagnole), il faudra s’assurer que la nouvelle PAC atténue les effets du changement climatique.
La Présidence maltaise accorde d'ailleurs une grande importance à la gestion de l’eau dans l’agriculture et aux idées permettant d’adapter l’agriculture au changement climatique. Ce sera le thème central de la réunion informelle des ministres de l'Agriculture, qui se tiendra les 22 et 23 mai, à Malte.
Omnibus. La Présidence maltaise présentera en avril aux ministres de l’Agriculture un texte de compromis sur les aspects agricoles du règlement 'omnibus'.
Accords internationaux. Roderick Galdes a confirmé qu’il allait continuer à suivre de près les négociations sur des accords de libre-échange, notamment entre l’UE et les pays du Mercosur et entre l’UE et le Japon. « Il y a des intérêts offensifs importants pour l’UE et un potentiel important en termes d’emplois. Mais il faut arriver à des résultats équilibrés », a souligné M. Galdes.
Marc Tarabella (S&D, belge) a demandé que l’UE se prépare à dénoncer les accords passés avec le Royaume-Uni (importation de moutons d’Australie et de Nouvelle-Zélande), en raison du 'Brexit'. Il a également recommandé que l’UE dénonce les accords de Blair House (importation de soja) et réfléchisse à passer des accords avec d’autres partenaires, comme la Russie ou l’Ukraine. (Lionel Changeur)