Les chefs d’État ou de gouvernement des États membres de l’UE vont retrouver, jeudi 15 décembre, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, pour une session formelle du Conseil européen consacrée à la défense. Objectif : déterminer le niveau d’ambition pour renforcer la défense européenne en 2017.
Le débat sera basé sur les trois pistes actuellement engagées pour renforcer la coopération entre les États membres, la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) et ouvrir la voie à de nouvelles initiatives et outils au niveau européen. La nécessité d’« efforts collectifs » pour que les Européens prennent « une plus grande responsabilité pour leur sécurité » est un principe qui fait consensus. Mais, tel n’est pas nécessairement le cas en ce qui concerne les moyens pour le concrétiser.
Le premier volet, qui est évoqué dans le projet des conclusions du Conseil, daté du 12 décembre, concerne le plan de mise en œuvre des volets 'sécurité' et 'défense' de la stratégie globale de l’UE (EUROPE 11679). Le second volet touche au plan d’action pour la défense de la Commission (EUROPE 11667), alors que le dernier volet concerne la coopération entre l’UE et l’OTAN (EUROPE 11683).
La manière d’évaluer le niveau d’ambition nécessaire et les priorités ne fait toutefois pas l’unanimité. Des pays comme la France voient ici l’occasion pour l’UE de « prendre en main » son destin et se félicitent du niveau d’ambition affiché, même si une inquiétude demeure quant à la manière dont la concrétisation des projets va se faire. Pour d’autres, comme la Pologne, l’OTAN reste la pierre angulaire de la sécurité européenne, et les projets de la Commission au sujet de l’industrie de la défense sont vus d’un mauvais œil, comme une menace pour ses projets de bâtir son propre tissu industriel (pour plus de détails voir notre bulletin Europe, Diplomatie & Défense). (Jan Kordys)