Le président sortant du Parlement européen, Martin Schulz, a dressé le bilan de ses cinq années de présidence, mercredi 14 décembre à Strasbourg, estimant que l'institution européenne avait gagné en visibilité et en influence sous sa présidence.
« Je voulais rendre le Parlement européen plus visible, plus audible et plus influent. Cinq ans plus tard, je peux dire que nous avons réussi ensemble ce pari », a déclaré le social-démocrate, ovationné par ses pairs. « Nous sommes parvenus à faire en sorte que le PE devienne le lieu de la démocratie européenne. Avec la procédure des 'Spitzenkandidaten', nous sommes parvenus à faire une Europe plus démocratique », a-t-il ajouté.
M. Schulz se référait au processus politique ayant permis en 2014 aux partis européens de désigner leur leader qui, en cas de victoire aux élections européennes, aurait présidé la Commission européenne. Le PE souhaiterait que ce processus, qui a rendu possible la nomination de M. Juncker, soit gravé dans le marbre, mais les États membres y sont très réticents (EUROPE 11544).
Le social-démocrate allemand, qui sera candidat aux élections législatives nationales de l'automne 2017, a mis en garde les députés : « Cette démocratie transnationale est maintenant en grand danger. Partout sur notre continent, les porteurs de division et les ultranationalistes se font entendre et font de nouveau recette ». Il a promis de s'opposer « avec toutes (ses) forces (...) à cette haine à l'avenir ».
Plus tôt dans la journée, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le Secrétaire d'État slovaque aux Affaires européennes, Ivan Korčok, ont rendu, à titre individuel, un hommage appuyé à M. Schulz. Les députés éliront mi-janvier leur successeur pour la fin de l'actuelle législature (voir autre nouvelle). (Mathieu Bion)