Bruxelles, 22/07/2016 (Agence Europe) - Porte-drapeau de près de 30 fédérations industrielles représentant divers secteurs (allant des vieilles industries aux renouvelables), l'association Aegis-Europe a accueilli avec un « soulagement prudent » l'annonce par la Commission, mercredi 20 juillet, que l'UE n'octroiera pas le statut d'économie de marché (MES) à la Chine et qu'elle appliquera une nouvelle méthode non-standard pour le traitement du calcul antidumping pour les importations en provenance de Chine (EUROPE 11598).
Dans le même temps, Aegis-Europe souligne son « malaise » quant à l'absence de déclaration claire relative au fait que l'UE continuera à lier ses mesures de défense commerciale contre les exportations chinoises à ses cinq critères de reconnaissance du MES, applicables à toutes les autres économies de l'OMC qui ne sont pas des économies de marché, y compris la Chine lors de son adhésion à l'OMC en 2001.
« Sans ces cinq critères fermement ancrés en tant que référence juridique, il n'y a aucun moyen d'appliquer une autre méthode antidumping significative en vertu du protocole d'adhésion de la Chine à l'OMC. Un compromis instable ferait courir un grave risque à l'investissement et l'emploi dans l'industrie de l'UE, non seulement dans l'acier, mais dans chaque secteur de fabrication », insiste l'association.
En outre, Aegis-Europe redoute que les nouvelles règles imposent un fardeau supplémentaire de la preuve aux plaignants, ce qui créerait un risque important que les industries de l'UE, en particulier les PME, soient handicapées pour présenter des plaintes contre le dumping chinois. (Emmanuel Hagry)