Bruxelles, 22/07/2016 (Agence Europe) - Le Premier ministre britannique, Mme Theresa May, semble avoir réussi à gagner du temps, au cours de ses visites à Berlin et Paris, pour formellement notifier à ses partenaires européens la volonté de son pays de sortir de l'Union européenne.
Une telle notification, comme le prévoit l'article 50 des Traités, est nécessaire pour lancer les négociations formelles entre le Royaume-Uni et ses 27 partenaires. En l'accueillant à Paris, jeudi 21 juillet, le président français, François Hollande, a accepté de lui laisser le temps nécessaire pour identifier les sujets de négociation.
Il a toutefois rappelé que plus tôt ce sera fait, mieux ce sera, « dans l'intérêt commun, de l'Europe, du Royaume-Uni, de nos économies respectives ». Les vraies négociations ne pourront pas commencer tant que le Royaume-Uni n'aura pas notifié formellement son retrait, a-t-il rappelé. S'il a exclut l'idée de « pré-négociations », il s'est montré compréhensif quant au besoin pour les autorités britanniques de se préparer.
La veille, Mme May était en déplacement à Berlin pour une rencontre avec la Chancelière Angela Merkel, avec un résultat en tout point similaire. Mme Merkel semble aussi avoir accepté le calendrier choisi par la Britannique, qui ne songe pas, pour l'instant, activer l'article 50 avant la fin de l'année. « Il est dans l'intérêt de tous que (le Royaume-Uni) demande cette sortie quand il aura une position de négociation bien définie », a dit Mme Merkel. « Une bonne préparation est importante et donc, nous aussi, nous allons attendre le moment » où Londres se décidera à formuler sa demande, a-t-elle déclaré. (Solenn Paulic)