Bruxelles, 16/06/2016 (Agence Europe) - La Commission européenne prépare une proposition sur un plan pluriannuel de gestion des stocks de petits pélagiques (anchois et sardines) dans les eaux de la mer Adriatique.
Cette proposition, qui concernerait surtout des navires de pêche italiens et croates, pourrait être adoptée avant la fin de l'année 2016 et viserait l'atteinte du rendement maximal durable (RMD) pour ces espèces au plus tard en 2020. En outre, la Commission discuterait avec les professionnels et les États membres de l'UE de la possibilité d'introduire des totaux admissibles de captures (TAC) pour l'anchois et la sardine de l'Adriatique. Mais certains pays, comme l'Espagne la Grèce ou Malte, seraient opposés à l'instauration de TAC, car ils redoutent un précédent pouvant amener l'UE à instaurer des quotas en Méditerranée. Pour rappel, il n'y a pas de TAC et quotas au niveau communautaire en Méditerranée, sauf pour le thon rouge (TAC fixé au sein de la commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique).
Par ailleurs, la Commission prépare une proposition de plan de gestion des stocks de poissons (merlu, rouget) couvrant la partie nord-ouest de la Méditerranée, qui concernerait surtout des navires espagnols et français (EUROPE 11563 sur la consultation lancée sur ce sujet).
Dans le document de consultation sur les possibilités de pêche pour 2017 (EUROPE 11543), la Commission rappelle la situation inquiétante sur l'état de stocks de poissons en Méditerranée. Entre 10 et 20% seulement des espèces seraient pêchées de manière durable dans les eaux méditerranéennes. « Malgré de récentes améliorations, le nombre de stocks dont l'état n'est pas connu reste élevé. En ce qui concerne les stocks tels que le merlu, le rouget barbet, la baudroie rousse et le merlan bleu, les taux actuels de mortalité par pêche atteignent jusqu'à six fois le RMD », signale le document de la Commission. (Lionel Changeur)