Luxembourg, 16/06/2016 (Agence Europe) - Les ministres des Finances participant à la coopération renforcée sur la taxe sur les transactions financières (TTF) ont décidé, jeudi 16 juin, de mettre en place deux groupes de travail ('task forces') pour examiner, d'ici septembre, deux sujets épineux toujours ouverts.
L'un sera chargé de plancher sur les exemptions à prévoir pour éviter que les dettes souveraines ne souffrent de la future taxe, apparemment à la demande la Belgique. Cette question est liée au champ d'application des dérivés.
L'autre cherchera des solutions sur la collecte de la taxe et les revenus potentiels à en tirer, une question importante pour la Slovénie et la Slovaquie, qui craignent que la mise en œuvre de la taxe coûte plus que ce qu'elle ne rapporte. C'est donc de facto un nouveau rendez-vous manqué pour les Dix, malgré la rhétorique apparemment positive des ministres qui se sont exprimés sur la question à leur arrivée à l'Eurogroupe. Au départ, ils avaient prévu de s'arranger sur les contours de la taxe (le 'core engine') au cours du mois de juin 2016.
Le ministre autrichien, Hans Joërg Schelling, qui préside informellement les discussions, a évoqué « de nombreux progrès ». Il n'a pas décidé, à ce stade, de passer la main à un de ses homologues, alors que les spéculations vont bon train. La Slovénie pourrait reprendre le flambeau en septembre. Le ministre français, Michel Sapin, a déclaré que les pays participants avaient « pris acte d'un accord possible partagé par neuf ou plus de neuf pays », soit le nombre minimum pour qu'une coopération renforcée reste en place. Les Dix pays sont à bord, a assuré M. Sapin. (Élodie Lamer)