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Bulletin Quotidien Europe N° 11431
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

Attaques de Paris, pas encore d'impact sur les relocalisations de réfugiés

Bruxelles, 16/11/2015 (Agence Europe) - La Commission européenne et le ministre luxembourgeois en charge de l'Asile et de l'Immigration, Jean Asselborn, qui présidait le Conseil Affaires étrangères, réuni à Bruxelles lundi 16 novembre, ont à nouveau insisté, trois jours après les attaques terroristes à Paris ayant tué au moins 129 personnes, sur l'importance de ne pas faire d'amalgame entre le terrorisme et les réfugiés fuyant la guerre en Syrie. Cela, alors que des pays comme la Pologne ont publiquement mis en cause, au cours du week-end, la politique menée par l'UE et, en particulier, les décisions de relocalisation de 160 000 demandeurs d'asile au sein de l'UE.

« Il ne faut pas faire l'amalgame entre la migration et la lutte contre la terreur », a dit Jean Asselborn, en marge du Conseil. « Ceux qui fuient les barbares ne doivent pas être assimilés à des barbares, c'est tout le contraire ». Au cours du week-end, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait fait le même avertissement, alors qu'un faux passeport syrien retrouvé près d'un kamikaze au Bataclan a donné lieu à de premières controverses, l'un des auteurs des attaques ayant aussi été enregistré en Grèce début octobre.

Bien que la Pologne ait indiqué qu'elle refusait désormais d'appliquer le système de répartition de demandeurs d'asile et que le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, ait lui-même affirmé, lundi, que les « quotas obligatoires » favorisaient le terrorisme, la Commission européenne n'a reçu aucune information formelle selon laquelle tel ou tel État membre ne se plierait pas aux décisions de relocalisation.

Ne se prononçant pas sur le fait que les attaques de Paris pourraient freiner éventuellement le processus de relocalisation, déjà lent, des porte-parole de la Commission ont tenu à préciser qu'une nouvelle relocalisation de 11 réfugiés avait eu lieu dimanche 15 novembre, la Commission n'ayant toutefois pas révélé le nom du pays concerné. Cette étape porte à 158 le nombre de relocalisations réalisées à ce jour (sur 160 000).

Lundi, le ministre Asselborn a rappelé, pour sa part, qu'il fallait tout faire au niveau européen pour que les 'hotspots', les centres d'identification des migrants, soient en place et que les prises d'empreintes digitales des migrants soient faites dans les règles. Sur le front de l'immigration, les présidents de la Commission et du Conseil européen, Jean-Claude Juncker et Donald Tusk, devaient s'entretenir lundi à Antalya avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan pour faire avancer notamment le plan d'action sur l'immigration. Dimanche soir, à Bruxelles, le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, son homologue luxembourgeois, Étienne Schneider, et le commissaire Dimitris Avramopoulos auraient aussi beaucoup parlé de la frontière gréco-turque et des moyens de la renforcer. (Solenn Paulic)

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