Bruxelles, 16/11/2015 (Agence Europe) - Les ministres européens des Affaires étrangères européens ont appelé, lundi 16 novembre, les parties au Yémen à s'engager « d'une manière souple et constructive, sans conditions préalables et de bonne foi, dans la préparation et la conduite des négociations facilitées par l'ONU ». L'envoyé spécial des Nations unies avait affirmé, le 23 octobre, que des négociations pourraient reprendre rapidement (EUROPE 11419).
Dans les conclusions qu'ils ont adoptées, les ministres ont précisé que les parties devraient régler leurs différends par le dialogue, rejeter la violence et éviter les actions de provocation qui empêcheraient la reprise de la transition politique. « En parallèle, la mise en oeuvre de mesures de confiance concrètes sera essentielle pour faciliter le retour à la voie politique, telles que des mesures immédiates en vue d'un cessez-le-feu durable, un mécanisme pour un retrait contrôlé des forces, la facilitation de l'accès humanitaire et commerciale, et la libération des prisonniers politiques », ont affirmé les ministres. Ils ont rappelé que la solution à la crise au Yémen ne peut être que politique et qu'il est « de plus en plus urgent » d'arrêter les combats « à travers un cessez-le-feu durable » et de mettre un place un processus politique inclusif.
Ils ont exhorté aussi le gouvernement yéménite à assumer ses responsabilités dans la lutte contre les extrémistes et les terroristes, que ce soit contre Al-Qaïda dans la péninsule arabique ou Daesh au Yémen, ajoutant qu'il était « particulièrement important » que toutes les parties au conflit prennent une action résolue contre ces groupes.
Alors que 21 millions de Yéménites, soit 80% de la population, ont besoin d'une aide humanitaire, les ministres ont demandé à toutes les parties de prendre les mesures nécessaires pour assurer le respect des droits internationaux humanitaires et des droits de l'homme, et de faciliter un accès systématique aux biens humanitaires et commerciaux. (Camille-Cerise Gessant)