Bruxelles, 16/11/2015 (Agence Europe) - Le président français, François Hollande, a appelé, lundi 16 novembre, à ce qu'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies soit adoptée, résolution qui marquerait la volonté commune de lutter contre le terrorisme, suite aux attentats de Paris qui ont fait au moins 132 morts et plus de 300 blessés.
Dans son discours devant le Parlement français, réuni en Congrès, M. Hollande a dit avoir « demandé au Conseil de sécurité de l'ONU de se réunir dans les meilleurs délais pour adopter une résolution présentant cette position commune » contre l'État islamique. « Nous faisons face à une organisation, Daesh, (qui dispose) d'une assise territoriale, de ressources financières et de capacités militaires. Depuis le début de l'année, cette organisation a frappé à Paris, au Danemark, en Tunisie, au Liban, au Koweït, en Arabie saoudite, en Turquie, en Libye », a-t-il rappelé. Il a annoncé qu'il allait rencontrer dans les prochains jours les présidents américain et russe. « Il faut un rassemblement de tous ceux qui peuvent réellement lutter contre cette armée terroriste dans le cadre d'une grande et unique coalition », a ajouté le président français.
« Il n'y aura aucun répit et aucune trêve », a-t-il promis, en insistant ensuite sur la nécessité d'« être impitoyables » et qu'« il ne s'agissait pas de contenir mais de détruire cette organisation ». La France a continué, dans la nuit du 15 au 16 novembre, ses bombardements contre Daesh, en s'attaquant à son fief en Syrie, Raqqa. M. Hollande a annoncé que la France allait intensifier ses opérations en Syrie et que les frappes allaient se poursuivre « au cours des semaines à venir ».
Plus tôt dans la journée, la Haute Représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, et plusieurs ministres des Affaires étrangères, réunis à Bruxelles en Conseil de l'UE, ont appelé à la lutte contre Daesh.« Il faut faire en sorte que les attentats de Paris nous donnent à tous un nouveau sentiment d'urgence. Nous devons (…) pas seulement combattre, mais aussi vaincre Daesh une fois pour toutes », a affirmé Mme Mogherini. « Le travail quotidien de tous les ministères et des institutions européennes est déjà centré sur la lutte contre Daesh, de tous les moyens possibles et dans toutes ses ramifications, pas seulement en Syrie et en Irak mais partout où Daesh se répand », a-t-elle ajouté.
Pour le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, « il y a un ennemi commun que ce soit en Syrie, que ce soit en Irak, que ce soit en Libye, c'est Daesh. C'est aussi l'ennemi des valeurs européennes et de la France ». M. Asselborn a précisé qu'il fallait « tout faire pour se concentrer sur la lutte (contre Daesh) avec toutes nos forces démocratiques mais aussi militaires ». « C'est ce que fait la France et ce qu'il faut soutenir », a-t-il ajouté. (Camille-Cerise Gessant)