Bruxelles, 16/11/2015 (Agence Europe) - Les citoyens européens ne sont pas suffisamment sensibilisés à la résistance antimicrobienne. C'est ce que conclut une nouvelle étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), publiée lundi 16 novembre à l'occasion de la journée européenne de sensibilisation aux antibiotiques (qui marque le lancement de la semaine mondiale sur le même thème).
La résistance antimicrobienne désigne la capacité d'un micro-organisme de résister à un traitement antimicrobien auquel il était sensible auparavant. L'étude de l'OMS a été menée auprès de 10 000 personnes dans 12 pays (dont la Serbie et la Fédération de Russie pour ce qui concerne le continent européen). Elle montre que 64% des personnes interrogées savent que la résistance antimicrobienne est néfaste pour leur santé, mais elles ne savent pas comment cela les affecte ni ce qu'elles peuvent faire pour y remédier.
Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) confirme ces résultats, à travers la publication de ses données les plus récentes. Dans un rapport consacré aux infections à entérobactéries productrices de carbapénémases (CPE), l'agence européenne montre que la situation continue à se dégrader dans l'Union européenne, avec 8 pays signalant une propagation interrégionale et 3 pays signalant une situation endémique de cette infection. L'ECDC met également en avant le fait que la consommation d'antibiotiques a diminué pour la première fois dans 5 pays européens (Danemark, Luxembourg, Slovénie, Espagne et Suède) et que la consommation d'antibiotiques dans le secteur hospitalier - en général et pour les carbapénems - continue d'augmenter. (Sophie Petitjean)