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Bulletin Quotidien Europe N° 11401
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) environnement

La désignation des zones de protection marines progresse, mais l'UE doit faire plus

Bruxelles, 01/10/2015 (Agence Europe) - À la fin de 2012, les États membres de l'UE avaient désigné 5,9% de leurs mers comme zones de protection marines (ZPN) et le réseau paneuropéen de ces zones marines protégées continue de s'étendre, selon un rapport de la Commission européenne publié jeudi 1er octobre.

Ce rapport de progrès destiné au Parlement européen et au Conseil de l'UE sur l'établissement des zones de protection marines, tel que requis par la directive-cadre de l'UE 'Stratégie pour le milieu marin (directive 2008/56/CE)' est très encourageant. Pour autant, il conviendrait de faire plus pour réduire les pressions qui s'exercent sur les habitats et les espèces en milieu marin.

Une amélioration de la gestion de ces zones marines protégées et une mise en oeuvre convergente de la législation sont maintenant les deux grands défis à relever, souligne la Commission européenne.

C'est d'ailleurs la recommandation que formule l'Agence européenne de l'environnement (AEE) dans un rapport publié le même jour. Ce rapport intitulé « Zones de protection marines dans les mers d'Europe - vue d'ensemble et perspectives pour l'avenir » met en évidence que l'Europe doit mettre en oeuvre une approche plus holistique de la conception, la gestion et l'évaluation des zones de protection marines.

L'AEE estime qu'avec une meilleure mise en oeuvre de la législation existante dans toutes les mers d'Europe et une gestion plus efficace, le réseau des zones de protection marines pourrait jouer un rôle décisif pour inverser les changements systémiques observés dans les mers d'Europe en contribuant à stopper la perte de la biodiversité, à atteindre des mers propres, saines, riches en diversité biologique et durables.

L'AEE souligne aussi que, pour évaluer l'efficacité des réseaux de zones de protection marines de l'UE, il convient d'harmoniser les sources d'information, d'élaborer des critères d'évaluation fondés sur la science et de formuler des objectifs opérationnels.

Voici les autres enseignements de l'analyse de l'AEE: - les réseaux de zones de protection marines de l'UE ne peuvent pas encore être considérées comme représentatives et cohérentes du point de vue écologique ; - le réseau Natura 2000 qui cible un certain nombre d'espèces marines et d'habitats vulnérables est un succès, même s'il n'est pas encore achevé. Il s'étend sur les zones maritimes de 23 pays et couvre plus de 4% de l'ensemble des mers d'Europe ; - les quatre Conventions régionales maritimes (couvrant respectivement la mer Baltique, l'océan Atlantique Nord-Est, la mer Méditerranée et la mer Noire) sont de bonnes plateformes pour élaborer et mettre en oeuvre une approche de la désignation et de la gestion des zones de protection marines fondée sur les écosystèmes ; - Certains États membres ont désigné des zones de protection marines supplémentaires, au titre de leur législation nationale pour garantir une meilleure représentativité et cohérence écologique. (Aminata Niang)

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