login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11401
Sommaire Publication complète Par article 32 / 32
AFFAIRES & ENTREPRISES N°161 / (ae) Économie

Les pays d'Asie sont diversement affectés par le ralentissement chinois. - Alors que la Chine tente de retrouver le chemin d'une croissance plus saine et plus durable, cela ne se fait pas sans douleur pour son économie et celle de ses voisins, indique une étude récente de la Coface. Selon les estimations de cette dernière, la croissance ne devrait pas dépasser 6,7% en 2015 et 6,2% en 2016, alors qu'elle était de 13,4% sur la période 2006-2007. Cela résulte notamment de l'essoufflement du processus de rattrapage technologique et capitalistique: plusieurs secteurs d'activité souffrent de surcapacités et l'endettement des entreprises est élevé, pénalisant ainsi l'investissement. Le ralentissement économique de la Chine et le changement de son modèle économique auraient des répercussions sur d'autres pays de la région, estime la Coface. Hong Kong et Singapour sont toutes deux très exposées au ralentissement chinois à travers le canal financier, d'une part, et le canal commercial, d'autre part, car le poids de leurs exportations vers la Chine dans des secteurs à risque est élevé: 74% du PIB à Hong Kong et 15% pour Singapour. La Mongolie exporte aussi des volumes très importants vers la Chine et, de ce fait, risque aussi d'être très affectée par le ralentissement dans ce pays. La Thaïlande, la Malaisie, l'Indonésie et le Vietnam devraient aussi être impactés par le ralentissement chinois, mais plus modérément. Si l'exposition financière et commerciale de ces pays est significative, étant donné le poids élevé de leurs exportations vers la Chine, les exportations à risque sont inférieures à 10% du PIB et leur solidité économique est suffisante pour que leur croissance ne déraille pas. Une baisse des exportations de 10% de ces pays vers la Chine entraînerait une perte de croissance de moins d'un point pour ces économies, estime la Coface. Mais les pays qui semblent les plus immunisés sont l'Inde et les Philippines. D'une part, leurs relations commerciales avec la Chine sont limitées, tout comme les risques de contagion financière. D'autre part, ils bénéficient de la baisse du prix des matières premières. (Isabelle Lamberty)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES
CORRIGENDUM
AFFAIRES & ENTREPRISES N°161