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Bulletin Quotidien Europe N° 11401
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CONSEIL DE L'EUROPE / (ae) jai

Les diplômes des migrants au coeur d'un séminaire européen

Strasbourg, 01/10/2015 (Agence Europe) - Interrogé dans le cadre du lancement à Prague ces 1er et 2 octobre d'une plateforme paneuropéenne sur l'éthique et la transparence en matière d'éducation, Sjur Bergan, directeur du service 'Éducation' au Conseil de l'Europe (COE), a annoncé la tenue, le 28 octobre prochain, d'un séminaire consacré à la reconnaissance des diplômes des migrants.

Cette réunion - consacrée à une thématique qui ne sera pas abordée à Prague - se tiendra sous l'égide de la Commission européenne et rassemblera des membres du service 'Éducation' du COE ainsi que des représentants des centres d'information sur la reconnaissance académique et professionnelle des diplômes (Centres ENIC-NARIC) mis en place au niveau national.

« Le problème qui se présente à nous est technique », a précisé Sjur Bergan. « Ces personnes ont souvent une qualification mais ne disposent pas forcément des documents qui en attestent. Comment leur éviter de devoir, pour certains, reprendre des études à un niveau qui n'est pas le leur ou, pour d'autres, de se voir fermer indûment des portes professionnelles ? ».

« Des textes internationaux protègent leurs droits », a poursuivi le représentant du Conseil de l'Europe, en citant la Convention conjointe COE-UNESCO de 1997 consacrée à la reconnaissance des qualifications relatives à l'enseignement supérieur. « Cette convention a été utile en ce qui concerne les réfugiés de la guerre en ex-Yougoslavie et le séminaire du 28 octobre est destiné à relancer cette dynamique dans le cadre de la crise migratoire actuelle », a-t-il précisé.

M. Bergan a souligné l'importance de faciliter l'insertion professionnelle d'un réfugié. « Imposer la passivité à un réfugié induit des effets à long terme. C'est un gâchis sociétal puisque l'on se prive de gens qualifiés et motivés et c'est aussi, à chaque fois, une tragédie individuelle car la relégation en 'citoyen de 2ème classe' engendre la frustration voire la violence et l'extrémisme », a-t-il considéré. Et de préciser: « Une passivité de quelques années entraîne une perte de qualification qui sera préjudiciable à des pays d'origine que l'on veut voir se développer ». (Véronique Leblanc)

 

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